Dernièrement, des points de vente d’olives ont fait leur apparition dans la localité d’Allaghane, située dans la commune de Tazmalt, à 80 kms au sud-ouest de Béjaïa. En effet, des points de commercialisation de ce fruit oléagineux sont aménagés, depuis quelques jours déjà sur les accotements de la RN26 qui passe par ce village, où se croisent les RN26 et 106 à l’embranchement d’Allaghane. Des sacs pleins d’olives sont superposés dans ces coins pour attirer d’éventuels automobilistes qui passent par centaines. Munis de balances électroniques, les vendeurs achètent et vendent les olives. L’achat est tarifé à 55 DA/kg, alors que la vente est de l’ordre de 65 DA/kg. C’est un commerce florissant dans ces endroits où les marchands vont devoir « écumer » ces lieux durant des mois, jusqu’à la fin de la cueillette des olives probablement. La vente et l’achat vont bon train, chaque jour, et les étals ne désemplissent pas de clients venus de toutes parts pour acheter des quantités d’olives crues. Des personnes n’ayant probablement pas d’oliviers ou n’ayant pas assez de récoltes procèdent à l’achat des fruits oléagineux pour les triturer dans les presses de la région afin d’avoir un peu d’huile d’olive. Cela revient moins cher que d’acheter directement l’huile d’olive qui coûte pas moins de 600 DA/l. «Acheter un quintal d’olives à 6500 dinars qui peut donner un rendement moyen de 15 litres est plus rentable que l’achat direct de 15 litres chiffrées à 9000 DA ! La différence est remarquable», affirme un client rencontré devant un point de vente des olives crues. Néanmoins, il subsiste des appréhensions quant à l’origine des olives mises en vente dans ces lieux, car il susurre qu’il se peut que ces olives proposées à la vente soient des récoltes du chapardage lequel est pratiqué sans merci à chaque campagne oléicole. «Franchement, je n’ai pas le courage d’acheter ces olives car leur origine est inconnue. On ne sait jamais d’où elles proviennent», conjecture un habitant d’Allaghane.
Syphax Y.
