S. Ait Hamouda
Les coupeurs de routes, barrer la voie aux voitures, ça commence à agacer les gens. Le wali de Tizi-Ouzou a appelé les comités de quartiers et de villages à faire montre de pédagogie en sensibilisant les jeunes à faire montre d’un peu plus de comportement citoyen. Il y a des urgences à respecter, il se peut qu’une femme enceinte, qu’un grand malade, qu’un accidenté de la route soit bloqué par ces jeunes ignorants jusqu’à ce que mort s’en suive. Une tragédie pour cause de malaise qui peut être résolue sans allez à barrer les voies. Il est tout à fait normal de mener des actions paisibles, pacifiques sans jouer avec les rendez-vous, les urgences et la vie de ses semblables. Faut-il que la Kabylie serve de caisse de résonnance aux malveillants et aux intrigants de tous poils au service de l’instabilité du pays ? Je ne le crois pas. Cependant, cela reste des manifestations marginales, mais à force de se répéter, elles deviennent pesantes pour tout le monde et pour la population qu’elles gênent dans ses déplacements. Il y a d’autres tâches, d’autres projets, d’autres prescriptions. Il n’est pas de sagesse, de maturité ou de comportements civils qui soient compréhensibles, sans la retenue nécessaire, sans une marge de raisonnement. Mutandis Mutandis, la situation reste dans l’expectative, à défaut d’en changer les tenants et les aboutissants. Malgré cela, nous croyons que l’ «homoalgérianus» fera les efforts nécessaires pour accéder à la sagesse et la maturité indispensable. N’y est-il pas d’autres moyens de protestations plus civilisés et qui ne portent atteinte ni aux usagers de la routes, ni aux urgentistes, ni aux services de sécurité ? Cela dit, il y a certainement des solutions à des problèmes, somme toutes réglables par le dialogue et la concertation. Contraindre l’État à faire, et elle sera dans son rôle, usage de la violence n’est pas la meilleure issue. Donc, il faut revoir ces manies et revenir à la raison, à la pondération…
S. A. H.
