S’exprimant devant les journalistes lors d’une conférence de presse organisée, hier, au niveau de l’académie, le directeur de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou, M. Ahmed Lalaoui s’est félicité du comportement «exemplaire des enseignants qui ont mis l’intérêt des élèves au dessus de toute autre considération», lors de la grève nationale à laquelle avait appelé, pour rappel, le Cnapeste à partir du 30 janvier 2018. «La sagesse a prévalu chez ces éducateurs, car ils savaient bien qu’une autre grève serait catastrophique pour les études des élèves. Ils ont mesuré à sa juste valeur l’intérêt des enfants, mais aussi la place qu’occupe la wilaya à l’échelle nationale. Je tiens à les remercier vivement pour leur sagesse et leur lucidité. Le taux de suivi de cette grève nationale est de 0,73% dans la wilaya de Tizi-Ouzou», dira d’emblée le premier responsable du secteur de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou. Abordant la précédente grève du Cnapeste qui a duré du 20 novembre 2017 au 11 janvier 2018, M. Lalaoui s’est montré optimiste quant à la récupération des leçons perdues durant cet arrêt de cours. «Il y a lieu de privilégier les classes d’examens en leur dispensant des cours de rattrapage même en dehors des heures de travail. On peut également remplacé les heures de sport et les matières dont les cours sont un peu en avance par des leçons de rattrapage. Les enseignants peuvent également jumeler deux classes du même niveau pour leur prodiguer un cours et travailler le mardi soir», soulignera ce responsable. S’agissant des modalités pratiques de ce rattrapage, ce dernier déclarera qu’une conférence pédagogique d’orientation regroupant les différents responsables pédagogiques et administratifs, à savoir les inspecteurs des matières et les directeurs des établissements, aura lieu la semaine prochaine. Elle se penchera sur les voies et les moyens à mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. «Il n’y aura pas de retard dans le programme des classes d’examens», assurera le directeur de l’éducation qui a exclu toute sanction envers les enseignants grévistes. À une question concernant la généralisation de la langue amazighe dans la wilaya de Tizi-Ouzou, M. Lalaoui révélera : «Tous les établissements de la wilaya de Tizi-Ouzou enseignent la langue amazighe, elle est même obligatoire dans les examens pour l’élève qui a suivi un cursus de trois années de son enseignement. » A signaler que 198 établissements sont actuellement sans directeurs. Enfin, les enfants syriens peuvent suivre leur scolarité à l’école algérienne sans pour autant avoir de situation régularisée.
Farida Elharani
