Les établissements scolaires dont les portails donnent directement sur les routes constituent un véritable casse-tête pour la famille éducative. C’est le cas parmi tant d’autres du CEM et du lycée Aliane Hamimi situés tous deux au chef-lieu communal de Chorfa. Ces deux établissements scolaires qui sont contigus longent un chemin très fréquenté par les automobilistes et autres motards. Ces derniers n’usant pas de tact et ne respectant guère les lieux s’adonnent à des pratiques condamnables par le code de la route, particulièrement l’excès de vitesse. Aux heures de pointe, les alentours et les entrées des deux établissements grouillent d’élèves qui attendent la sonnerie pour rejoindre leurs classes, et c’est le même topo à la sortie d’école où des centaines d’élèves quittent leur établissement en longeant ledit chemin. Cela provoque une véritable anarchie où la circulation automobile et piétonnière « s’enchevêtre » dans un méli-mélo indescriptible. Néanmoins, cela n’empêche pas certains chauffards d’user et d’abuser de la vitesse probablement pour impressionner les autres. Et cela crée évidement des risques d’accidents et surtout l’inquiétude des élèves et du personnel éducatif. «Il y a des conducteurs, notamment des motards, qui passent devant notre CEM à la vitesse de l’éclaire sans se soucier des éventuels accidents qu’ils pourraient provoquer. Des jeunes à bord de motocyclettes font des courses et des parades pour impressionner les gens en oubliant que ce jeu est très dangereux pour eux et pour les autres, lequel peut provoquer des accidents qui pourraient couter la vie. Il faudra que cela cesse», tranche un collégien. Cette situation préoccupante n’a pas laissé les directions desdits établissements scolaires indifférentes, en ce sens que celles-ci ont saisi dernièrement les autorités communales afin de mettre des ralentisseurs sur ce chemin dense en circulation. Par ailleurs, il a été remarqué que le parc motocycle a littéralement explosé, ces dernières années, avec des centaines de motards « capricieux » qui ne soucient pas ou peu des règles régissant le code de la route en usant et abusant de la vitesse au péril de leur personne et d’autrui. La triste réalité renvoie à de multiples accidents qui se sont produits et se produisent encore, où des dizaines de jeunes gens ont perdu la vie ces dernières années dans la région de la vallée du Sahel à cause de l’imprudence de certains motocyclistes.
Y. Samir
