« Le trabendo est une menace pour l’adhésion à l’OMC »

« Le marché algérien n’est pas encore organisé au point d’adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ». C’est ce qu’a indiqué hier le secrétaire général de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Salah Souileh. En effet, le phénomène du marché parallèle a pris de l’ampleur ces dernières années jusqu’à s’enraciner notamment au centre du pays. Cette désorganisation rend l’adhésion de notre pays à l’OMC, selon notre interlocuteur, sans intérêt. Les commerçants exerçant dans les circuits informels sont évalués à un million de personnes, d’après lui. « L’UGCAA est prête à collaborer avec le ministère du Commerce et les directions des douanes pour mettre en ordre le marché intérieur, car nous voyons que des galeries et des centres commerciaux ferment leur portes chaque jour », a-t-il affirmé. « Nous ne tarderons pas à voir l’envahissement total de nos marchés par des étrangers si ce phénomène perdure », a-t-il ajouté. Pour y remédier, des mesures ont été prises du côté de cette organisation, qui a demandé au gouvernement de mettre en place un ministère délégué auprès du ministère du Commerce chargé uniquement de l’organisation des marchés. Requête qui reste à l’heure actuelle sans réponse. Elle a aussi proposé l’installation de centres commerciaux et de marchés de gros et surtout la révision de la législation fiscale, car « les commerçant fuient le marché informel pour intégrer le marché informel dans le but d’échapper aux impôts ». Pour cette raison l’union a signé des conventions commerciales avec des sociétés productives pour promouvoir les produits locaux. Le secrétaire général a soulevé également le rôle des douanes dans la surveillance des marchandises étrangères, surtout au niveau des ports, car « ces produits alimentent aussi le marché informel », a-t-il justifié.

Wahiba Aït Youcef