APC d’Aït Mahmoud – L’exécutif toujours pas installé !

Après l’échec de la troisième tentative d’installation de l’exécutif communal, hier, lors d’une assemblée tenue dans la salle de délibérations de la mairie, le blocage risque de s’installer dans la durée à Aït Mahmoud.

En effet, aucun consensus ne semble possible entre les élus RCD, qui ont obtenu une majorité partielle avec 5 sièges, et les élus de l’alliance FFS et Taj avec 7 sièges, qui se sont constitués en bloc de blocage depuis plus de 6 mois maintenant. Hier, le maire, M. Boudarene, a ouvert la séance en faisant un petit rappel des événements qui se sont succédé depuis la première assemblée. Il dira : «Nous avons perdu beaucoup de temps et j’espère que nous trouverons un terrain d’entente». Le premier magistrat énoncera ensuite l’ordre du jour, notamment l’installation de l’exécutif, l’adoption du règlement intérieur de l’assemblée, puis la budgétisation des subventions qui sera soumise à l’approbation des 13 membres de l’assemblée. Mais les sept élus de l’opposition n’ont accepté qu’un seul point, l’installation de l’exécutif, et ont rejeté tous les autres, arguant qu’on ne peut passer à l’adoption du règlement intérieur et de la subvention sans exécutif. Le président de l’assemblée a ensuite présenté des copies comprenant la proposition de la constitution de l’exécutif et des commissions permanentes, ainsi que la désignation du délégué communal pour les élus. Il relira la proposition pour l’assistance, en rappelant qu’elle est ouverte au débat, afin de pouvoir arriver à l’installation. Malheureusement, les sept élus FFS et Taj ont rejeté catégoriquement les choix du maire. Et sans faire de proposition, ils se sont levés et ont quitté la salle, non sans lancer au maire : «Ne nous convoquez plus si vous persistez à ne pas appliquer l’article 63 du code communal». Pour rappel, ledit article concerne la résidence du maire. M. Boudarene s’est alors adressé à l’assistance et s’est défendu : «Si je n’avais pas ma résidence, je n’aurais pas pu me présenter aux élections et la commission aurait rejeté ma candidature».

Lyes Mechouek