Le principal arrêt de transport de la ville d’Aïn-Bessem, située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la wilaya de Bouira, est dans un état lamentable. Cet arrêt qui regroupe plusieurs lignes de transport de voyageurs, dont ceux vers Bouira et vers Alger, ne dispose d’aucun équipement et est ouvert aux quatre vents sans même une clôture. Pire encore, les pluies qui se sont abattues sur cette ville au début de ce mois de septembre, ont provoqué une véritable inondation à l’intérieur de cet arrêt, dont le réseau d’évacuation des eaux pluviales s’est avéré défaillant. Résultat, une importante superficie de cet arrêt n’est plus utilisée par les transporteurs qui se ruent vers le seul espace épargné par les flaques d’eau, trop exigü pour accueillir le nombre important de bus. Des transporteurs qui nous ont approchés récemment, nous ont remis plusieurs lettres et réclamations, qu’ils ont adressées aux responsables locaux et à ceux de la direction des transports de la wilaya. Ces professionnels, réclament entre autres la réalisation d’une clôture à cet arrêt des bus, afin de garantir plus de sécurité aux usagers et surtout empêcher le passage des véhicules non-autorisés. Ils ont aussi réclamé la réhabilitation du réseau de drainage des eaux pluviales, et l’aménagement d’espaces d’attentes et d’abribus pour les voyageurs. « Nous avons cru, avec l’ouverture de cet arrêt en 2016, à une amélioration de nos conditions de travail et aussi des conditions de transport des usagers. Ce n’est malheureusement pas le cas ! Cet arrêt n’est même pas clôturé et ne dispose d’aucun équipement. Ni abribus, ni toilettes pour les usagers. Nous avons interpelé les responsables concernés sur cette situation, à maintes reprises, mais en vain. Si cette situation perdure, cet arrêt se dégradera davantage et sera déserté par les transporteurs et les usagers !», nous explique un représentant des transporteurs. Pour rappel, cet arrêt de transport a été réalisé en 2016 sur une assiette de terrain de la commune. L’ancien arrêt a été cédé pour la réalisation d’un projet du programme AADL. L’ancien wali, avait préconisé aux autorités communales, de céder la gestion du nouvel arrêt à une entreprise privée, spécialisée dans ce volet, et ce, dans l’objectif de rentabiliser l’investissement de la commune, et aussi d’offrir de meilleurs conditions aux transporteurs et usagers. Cependant, et deux années après sa mise en service, rien n’a été fait pour imposer une meilleure organisation du site, au grand dam des transporteurs et des usagers, confrontés à une multitude de problèmes.
Oussama. K
