Une situation regrettable

Un visiteur non averti au quartier le « Hawch » Meziane-Youcef constatera sans aucun doute l’état déplorable dans lequel vivent les 12 familles dudit quartier implanté au plein centre-ville à quelques mètres des sièges de la daïra et de l’APC de Bouira. En effet, les résidents vivent, dans des conditions lamentables puisque les conditions de vie les plus rudimentaires, sont carrément inexistantes. Que ce soit l’hygiène, la canalisation des eaux usées ou d’AEP. En fait, lors de notre virée en compagnie d’un jeune résidant dans les bidonvilles de ce quartier, nous avons constaté l’état désolant dans lequel sont plongées les familles depuis plus de 30 ans, selon les dires de ces habitants. Ces cantonnements constituent des menaces permanentes pour la vie des résidants. D’ailleurs, une femme nous a déclaré : « Il y a deux ans un mur s’est effondré sur moi ; nous ne pouvons plus supporter cet état, notamment en saison hivernale puisque les habitations deviennent des points marécageux ». Il est utile de souligner que la Protection civile a confirmé le danger que présentent ces habitations. Il y a deux ans ils ont établi des PV sur ces habitations qui menacent ruine. Par ailleurs, la conduite de canalisation des eaux usées est inexistante, ce qui risque d’engendrer des épidémies et menacer la santé des habitants. Au moment où nous interrogeons les présents, une jeune femme arrive pour nous dire : « Nous ne pouvons plus supporter ces conditions, écrivez que nous allons établir des tentes devant le siège de la daïra afin qu’ils nous entendent…ils ont oublié leurs concitoyens ». Notre interlocutrice a voulu revenir sur l’attribution des logements effectuée ces derniers jours « lire articles de Hafidh B et Anis S.  » Selon les dires des citoyennes de ce quartier, sur ces 12 familles, seulement l’une d’entre elles a bénéficié d’un logement social. Soulignons que la conduite d’eau potable est en dégradation avancée, puisque celle des eaux usées traverse et chevauche ladite conduite, ce qui empêche les familles de s’approvisionner en eau potable. « Nous achetons les bouteilles d’eau minérale pour éviter l’irréparable » nous dit notre guide. Une vieille femme nous lance : « Les pouvoirs publics nous ont promis de démolir ces bidonvilles et de nous attribuer des logements, mais ce ne sont que de fausses promesses.  » La situation est critique à Hawch Meziane Youcef, puisque une décharge sauvage se situe derrière les camps. Là, il est utile de noter que les résidants de ces bidonvilles partagent une part de responsabilité puisque c’est eux qui ont implanté cette décharge alors que la commune de Bouira a mis les moyens afin de dégager les ordures. En somme, les douze familles vivent dans des conditions lamentables en plein centre-ville. Aux pouvoirs publics de procéder à l’éradication des bidonvilles et de trouver une solution aux résidants qui ne savent plus maintenant à quel saint se vouer…

A. F.