La 9e édition du Festival culturel du tapis d’Aït Hichem a été ouverte officiellement, hier, par le wali, Abdelhakim Chater, et le P/APW, Youcef Aouchiche, à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
Une trentaine de tisseuses de la wilaya et des dizaines d’autres venues de plusieurs autres wilayas, comme Ghardaïa, Bouira et Khenchela, prennent part à l’événement. Les organisateurs, à savoir le commissariat du Festival, la direction de la culture et l’APW de Tizi-Ouzou, ont choisi de rendre hommage, cette année, à 2 doyennes du métier, Ben Ouamer Houria et la défunte Ghenima Aït Issaad. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence des grands chanteurs Akli Yahiaten et Boudjemâa Agraw. Ce dernier a fait vibrer les présents en interprétant quelques titres, dans lesquels il a rendu hommage à la femme en général, notamment la maman et la grand-mère. Le commissaire du Festival, M. Ould Ali, a rappelé l’historique de l’école de tissage d’Aït Hichem : «Depuis 1892, les jeunes filles y apprennent l’art du tissage. Aït Hichem à pérennisé cet art», dira-t-il. «Plusieurs institutrices françaises se sont succédé à l’école du tissage jusqu’à 1934 (…) Madame Ben Abdeslam Ouardia, une Algérienne, a pris les rênes de cette école avant sa fermeture en 1954», dira-t-il encore. Rendant hommage à la défunte Aït Issad Ghenima, il a souligné que c’est elle qui avait rouvert cette école. Le commissaire du Festival a en outre rendu hommage à Mme Ben Ouamar Houria. Le commissaire a fait part du programme de cette 9e édition du Festival qui s’étalera jusqu’au 7 novembre prochain. Au menu donc, en plus des expositions- ventes et des hommages, une démonstration de montage est prévue, en plus de conférences et d’une séance d’estampage. Il a fait part, aussi, du maintien du concours traditionnel du Meilleur tapis et des dérivés du tissage. Lors de sa prise de parole, le P/APW, Youcef Aouchiche, a exprimé la disponibilité de l’APW à accompagner tous les événements qui contribueront à la sauvegarde du métier qu’il considère comme «une richesse qui contribue au développement économique de notre wilaya». L’élu a rendu hommage aux tisseuses qui, dira-t-il, «ont permis de perpétuer ce trésor et fait de cette héritage une richesse culturelle et une composante très importante de notre patrimoine». Le wali Abdelhakim Chater, pour sa part, a souligné que «cette édition a permis de rassembler les enfants de l’Algérie du T de Tamanrasset au T de Tizi-Ouzou». Le responsable a rendu hommage à «nos mamans qui ont su préserver ce patrimoine qui est aussi une composante essentielle de notre identité et de notre culture», dira-t-il. «En dépit de l’aspect matériel de cette activité, c’est plus l’aspect culturel qui nous intéresse», a-t-il souligné.
Kamela Haddoum.

