L’Algérie célèbre le 6e centenaire de la mort d’Ibn Khaldoun

À travers un colloque international dont les travaux ont été ouverts hier par le Président Abdelaziz Bouteflika en présence des membres du gouvernement et d’éminents chercheurs et spécialistes dans l’étude de l’œuvre khaldounienne, un vibrant hommage a été rendu à cet homme de savoir par les plus hautes autorités du pays. Une assistance nombreuse qui a regroupé des intellectuels nationaux et étrangers venus de France, Espagne, Italie, USA, Singapour et autres coins du monde, ont pris part à cette rencontre qui relancera le débat toujours d’actualité entre les Occidentaux qui soutiennent avoir fait découvrir les œuvres d’Ibn Khaldoun aux Arabes et ces derniers qui répliquent que l’Occident n’a fait que récupérer l’héritage de la civilisation arabo-musulmane. Lors de l’ouverture de ce colloque, le Président Bouteflika accompagné de la ministre de la Culture, Khalida Toumi et du professeur et chercheur Georges Lubica a retracé, dans un long et exhaustif discours, la vie et l’œuvre d’Ibn Khaldoun et les différentes haltes qui ont marqué le parcours et la pensée de cet éminent savant. Le Président a exprimé toute la fierté de l’Algérie et du hameau de Taoughzout dans la ville de Frenda (Tiaret) d’avoir un jour, offert refuge, paix, sérénité et inspiration à Cheikh Abderrahmane Ibn Khaldoun, pour rédiger son oeuvre La Mouqqadima. Il a également mis en avant la portée de cette source intarissable qu’est l’œuvre d’Ibn Khaldoun qui continue des siècles durant à donner matière à réflexion et à études à des centaines de chercheurs dans toutes les langues du monde et d’illuminer la pensée de toute l’humanité qui apprécie sa valeur intellectuelle. Pour terminer, le Président a souhaité que l’héritage légué par le père de la sociologie et dont l’essence même est un solennel appel à la libération des esprits de toutes sortes de chaînes afin de briser tous les jougs qui le bloque, serve d’exemple à notre jeunesse qui a besoin de se référer à de tels repères pour aller de l’avant.

H. Hayet