“Les résultats des élèves parlent d’eux-mêmes”

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Le président de la République a, lors de son allocution durant la conférence des ministres de l’Education des membres de l’Union africaine, insisté sur la nécessité de conformité aux programmes de l’Etat. Il a également brandi le retrait d’agrément si l’arabe n’est pas privilégiée dans les cours.A ce sujet d’ailleurs nous avons essayé de nous rapprocher des concernés, à savoir les responsables des écoles privées à Tizi Ouzou afin de connaître leurs réactions suite aux déclarations du premier magistrat du pays. Par ailleurs, il faut préciser que ces dernières années, la ville des Genêts compte bon nombre d’écoles privées, comme il est utile aussi de noter que ce genre d’enseignement est très prisé, notamment par les enfants de cadres supérieurs au niveau des entreprises, de grands propriétaires et ceux exerçant des professions libérales. En outre, s’agissant du fonctionnement de ces établissements, la directrice d’une école du centre de la capitale du Djurdjura nous explique : “Nous dispensons à nos élèves des cours de tous les niveaux, du primaire jusqu’au secondaire, et ce, dans les quatre langues, à savoir le français, l’arabe, l’anglais et même tamazight”.Et à notre interlocutrice d’ajouter : “L’idée de création des écoles privées est venue à l’initiative de parents d’élèves qui se sont structurés en association pour penser à mettre sur pied une structure adéquate pour leurs enfants, et ce, après la défaillance de l’école publique.Aujourd’hui d’ailleurs les résultats de nos écoles parlent d’eux-même”, a-t-elle estimé.Pour revenir aux déclarations du chef de l’Etat à l’endroit des écoles privées, une enseignante dira : “Le ministre et le Président se contredisent, l’un rassure alors que l’autre parle de fermeture et de la disparition des écoles privées”.Par ailleurs, un parent approché au seuil d’un établissement privé de la ville de Tizi Ouzou estime que les enseignements dispensés par les écoles privées sont “nettement corrects par rapport aux programmes de l’école publique. L’élève a un niveau intellectuel assez élevé comparativement à celui qui fréquente les écoles d’Etat. Ici, les absences ne sont pas tolérées, contrairement au laisser-aller que l’on constate dans les établissements publics”, a-t-il relevé.

A. Hafid

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