Nombreux sont les postulants à l’aide de l’Etat dans le cadre de l’habitat rural qui ont vu leurs demandes rejetée pour une raison ou une autre. Parmi ces raisons, il y a celles qui sont objectives et d’autres qui le sont moins. Dans la commune de Aïn Zaouia par exemple, un problème concernant la nature juridique des terrains a été soulevé dans les villages de Tizi n’Tedlest et de Lazib n’Cheikh, ce qui a vu toutes les demandes émanant de ces deux villages pour l’établissement d’un certificat de possession bloquées sur injonction des services des domaines. En effet, à chaque fois qu’une enquête est ouverte pour savoir si les biens (témoins à bâtir) situés dans les villages en question ne font pas partie du patrimoine de l’Etat pour permettre la formalisation des dossiers, c’est la même réponse qu’on formule aux services de l’APC de Aïn Zaouia. Elle consiste à dire que « le terrain en question est détaché du lot 19 (Azib Cheikh) de l’ancien plan de Pirette, l’actuel Ain Zaouia, d’une superficie bien déterminée, dont la propriété est domaniale et concédé en 1896 à la commune-mère de Draâ El Mizan ». Cela dit, tout le territoire des villages de l’Azib N’cheikh et de Tizi N’tedlest relève du domaine public de l’Etat, même si ses habitants jouissent de leurs habitations et propriétés depuis plus d’un siècle. Conséquemment à cette situation, plus de 18 dossiers de demande d’aide à l’habitat ont été laissés en instance au niveau des services de l’APC de Aïn Zaouia, en attendant une éventuelle issue à ce problème. Celle-ci réside apparemment dans le transfert de ces terrains du domaine public de l’Etat au domaine privé de l’Etat pour ensuite les vendre sous forme de lots. Actuellement, nous ne savons pas si l’exécutif communal a entamé des démarches dans ce sens auprès des domaines. En tous les cas, pour les postulants le temps presse pour finaliser les dossiers d’autant qu’un délai de six mois est fixé pour l’obtention de la première tranche de la somme de 50 millions de centimes accordé par la CNL. Enfin, il faut signaler que certains bénéficiaires risquent de se voir priver de leurs décisions d’éligibilité à l’aide de l’Etat, si ces derniers n’ont pas encore entamé les premiers travaux de construction.
M. Haddadi
