Ighil-Isli un village des plus déshérités

l A l’issue d’une assemblée extraordinaire sous l’égide de leur association « Tanekra », qui a regroupé plus de 1000 âmes, les villageois ont élaboré une plate-forme de revendications et qui a été remise au président de l’APC de Tichy. Les habitants du village Ighil-Isli, situé sur les hauteurs d’Aït-Melloul, s’insurgent contre les élus locaux auxquels ils reprochent le laxisme et la marginalisation de leur village. A signaler que ledit village n’a bénéficié d’aucun projet de développement devant lui permettre d’atténuer le calvaire enduré par ses habitants. L’électricité, l’AEP, l’assainissement, le transports scolaire, l’infrastructures de sports et loisirs scolaires sont autant de projets à relancer dans ce village oublié. Le plus crucial est le déficit en établissements scolaires tous paliers confondus : les écoliers sont obligés de recourir au transport privé. En outre, la contrée d’Aït Melloul ne dispose que d’un seul CEM situé à Tourkine et dont la capacité d’accueil est en deçà du nombre de collégiens que compte celle-ci, ce qui les force à étudier à Tichy. Alors que les lycéens doivent se rendre au lycée de Tassft (Tichy) ou Aokas, distant seulement de huit kilomètres de Tichy. Le village d’Ighil Isli est des plus enclavés et des plus déshérités.

B. R.