Après une longue attente, les comités des villages Aït Saâda et Aït Daoud ont enfin décidé de rendre publics les noms des vingts (20) bénéficiaires de logements sociaux situés à Souk El Had, chef-lieu de Yattafen. En effet, c’est à partir de mercredi dernier que certains noms ont commencé à être cités comme étant bénéficiaires, de même que certaines personnes demandeuses aussi de logement ont commencé elles aussi à crier à l’injustice. Selon beaucoup de citoyens, les bénéficiaires de ces 20 logements ne sont que les plus méritants au vu de la situation de leurs habitations, même si ces mêmes citoyens, reconnaissent que, « peut-être », deux à quatre des bénéficiaires « peuvent attendre » puisque d’autres vivent dans des maisons plus mal en point que celles de ces bénéficiaires. D’autres citoyens avancent, quant à eux, que quelle que soit la liste établie il y aura toujours des mécontents. De toute façon, un « ouf » est poussé par tous ceux qui attendent depuis très longtemps que ces logements soient enfin attribués. Si pour le village Aït Daoud la liste des 10 bénéficiaires a été établie depuis près de deux mois, ce n’est pas le cas pour Aït Saâda qui, au départ, avait établi une liste de 36 personnes mais n’arrivait pas à en faire sortir 10 des plus nécessiteux.
Finalement, ces derniers jours un consensus a été établi et 10 ont été choisis. Pour rappel, les 20 logements attribués ont été réalisés en 2001, et près de 660 demandes ont été formulées par les citoyens de Yattafen et autres résidants de la commune pour postuler à l’obtation d’un logement. De même, il faut rappeler que ces vingt logements sont composés de 8 F3, 8 F2 et 4 studios et les attribuer a été sûrement une sinécure pour les comités de village. Il est aussi important de signaler que pour ces logements, les autorités locales ont préféré, selon nos informations, laisser le soin et la lourde tâche du choix aux comités des villages car eux seuls connaissent les vrais nécessiteux. Comme à chaque attribution de logements, et dans toutes les communes, des voix s’élèveront pour crier à l’injustice, mais des familles seront tout de même logées et « extraites » de l’exiguïté et du danger.
B. Mhanna
