Enclavement total

Après la sécurité et l’eau qui demeurent les préoccupations majeures des citoyens et des élus locaux, la troisième grande insuffisance dans la commune semi-urbaine de Boudjima est sans aucun doute relative à l’état du réseau routier qui nécessite dans son ensemble une amélioration urgente pour soulager les usagers.

En effet, mis à part le chemin intercommunal qui relie le chef-lieu de la commune à celui de la daïra de Makouda-lequel est en bon état ou celui reliant le village Afir au lieudit El-Odez qui a été revêtu, en tri couches au début de l’exercice actuel, l’ensemble des autres routes ou plutôt pistes desservant les seize villages de la commune sont dans un état de délabrement effarant.

Privés d’entretien et délaissées aux aléas de la nature, leur état délabré depuis des années ne cesse de se dégrader encore plus. Aussi, hiver comme été, la circulation automobile rime avec cauchemar. Pour l’heure les interpellations des citoyens et les efforts des autorités locales n’ont pas servi à grand-chose. D’après les informations en notre possession, il n’existe aucun projet de leur prise en charge pour le moment.

Pour rappel, durant l’année 2006, la commune déshéritée de Boudjima, qui manque de tout, n’a obtenu aucun projet dans le cadre du plan de développement sectoriel en dépit de ses nombreuses propositions.

Par ailleurs, la situation dramatique du réseau routier est vécue « douloureusement » par tous les citoyens car la hausse du prix du transport est liée directement à cet état. Notons que dans le Plan communal de développement (PCD), lequel malgré les besoins énormes de la localité et les milliards de billets vert en sommeil au Trésor public, n’a pas atteint les deux milliards de centimes, l’état des routes n’a pas bénéficié de l’attention du comité technique de wilaya. Cette dernière enveloppe a été répartie, en revanche, sur quelques autres projets de première nécessité comme l’eau potable et l’assainissement dont souffrent terriblement les citoyens.

Enfin, il est utile de le signaler que depuis déjà longtemps l’amélioration du réseau routier est devenu l’un des premiers centres d’intérêt des citoyens et l’absence de résultat est directement liée au manque de considération en haut-lieu.

En outre, dans la commune de Makouda, des actions musclées ont eu lieu qui ont conduit aux fermetures des institutions locales et à des sit-in devant la wilaya ont réussi à faire avancer les choses… avis aux suivants (! ?).

G. M.