Au moment où le gouvernement de notre pays affiche une volonté de mieux prendre en charge l’enseignement de tamazight sur le terrain, les enseignants de cette langue, tout particulièrement les pionniers de la promotion Mouloud-Mammeri, qui ont débuté en 1995, continuent de souffrir le martyre. Si certains d’entre eux ont, pour des raisons évidentes, fini par jeter l’éponge, les autres font face aux sempiternels problèmes qu’ils rencontrent depuis déjà 9 ans, notamment celui de leur titularisation qui tarde à venir. Pis, certains de ces enseignants de Béjaïa nous ont affirmé que même leurs dossiers ont disparu comme par enchantement à la direction de l’éducation !Pour rappel, suite à des actions de protestation menées par ceux-ci il y a de cela plus de deux ans, leur situation s’est manifestement améliorée en passant du statut de contractuel à celui de stagiaire dans une matière autre que tamazight. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces enseignants demeurent jusqu’à l’heure actuelle des stagiaires et aucun signe de dénouement de cette situation confuse ne semble se manifester à l’horizon !Dans une assemblée générale tenue récemment par les enseignants de cette matière à Akbou, ils dénoncent énergiquement ce qu’ils qualifient de prise en otage des enseignants de tamazight par la direction de l’éducation de Béjaïa et appelent au soutien de la société et du syndicat de la corporation éducative, tout en menaçant de mener des actions pour faire aboutir leurs revendications.
Massy F.
