L’assemblée adopte le budget primitif 2007

Comme chaque année, l’assemblée municipale passe en revue les détails des prévisions de recettes et dépenses. Les rédacteurs ont pris le soin d’avertir que ces chiffres doivent se rapprocher le plus possible de la réalité et qu’aucun engagement financier ne doit être pris sans source financière préalable.

Ces prévisions constituent donc la feuille de route budgétaire de la municipalité pour l’exercice 2007. On y sent le souci de l’équilibre nécessaire entre les recettes et les dépenses, les deux chiffres coïncidant d’ailleurs curieusement au dinar près ( 65 861 533,32 DA). La plus grosse part des recettes est attendue de la fiscalité, qui devra apporter 80% de la cagnotte municipale.

Les entrées attendues à partir du patrimoine immobilier et mobilier sont évaluées à 6 814 108,12 DA, soit 10% des recettes totales.

Ce chapitre comprend aussi bien les redevances dues aux biens immeubles appartenant à l’APC et loués à des particuliers que le fruit locatif du parc d’engins et de transport. Les dépenses relatives au secteur du transport et du parc dépassent les recettes.

La somme de 600 000 DA, attendue de la location d’engins et de camions, est insignifiante par rapport aux dépenses consacrées à ces services. Il a été relevé que le parc roulant consomme plus qu’il ne génère, mais il est entendu que la municipalité s’occupe de prestations sociales, comme le transport scolaire, lesquelles ne peuvent être appréhendées sous le seul angle de la rentabilité.

Les engins de la commune sont sollicités également dans des actions d’utilité publique qui, de par leur nature, relèguent au second plan les soucis d’efficience financière. La vétusté du parc oblige à des frais incessants d’entretien et de rénovation. Certains cars de transport scolaire sont tout simplement des carcasses ambulantes poussives maintenues en survie par les miracles incessants du dépannage.

Le renouvellement du parc ne peut se faire, vues les conditions budgétaires de la commune, que par les moyens financiers de l’Etat.

S’agissant de la sécurité des enfants, il s’agit d’une opération urgente dont on ne peut faire l’économie et qui par ricochet devrait soulager la commune des charges importantes d’entretien dont elle voudrait bien s’en passer.

M. A.