La décision de fermeture des sablières situées sur l’Oued Sébaou dans la wilaya de Tizi-Ouzou, a perturbé les travaux du bâtiment dans la région. La situation ne va pas sans provoquer le mécontentement des chefs d’entreprises dont les chantiers se trouvent, par conséquent, bloqués, pour certains, ou ralentis pour d’autres par manque de sable et de gravier. Ne pouvant s’approvisionner, comme de coutume à partir des sablières de Tadmait ou de oued Aissi, les camionneurs se rabattent sur Akbou dans la wilaya de Béjaia et cèdent alors le chargement d’un camion de 10 tonnes, au prix de 16000 DA au lieu de 9000 DA, auparavant. Venu nous faire part de ses inquiétudes, un entrepreneur se plaindra en ces termes : « La différence est de taille et représente un manque à gagner non négligeable vu que lors de la passation des marchés, nous n’avons pas tenu compte des éventuelles augmentations des prix de ces matériaux ». Puis, d’ajouter : « Comme tous les citoyens, conscients de la protection de l’environnement, je ne désapprouve pas l’arrêt des sablières. Par contre, j’aurais aimé que les responsables pensent à l’approvisionnement en agrégats de substitution, conformes aux normes ». A cet effet, les utilisateurs de béton affirment que la qualité du sable d’Akbou ne répond nullement aux nomes de qualité, en ce sens qu’il comprend une proportion élevée de terre. L’affaire des constructions réalisées à Boumerdés, sans le respect des normes et mises à nu par le séisme de 2003, donne à réfléchir à plus d’un. En ce moment, seuls les chantiers, disposant de stocks de sable lavé, continuent à réaliser des travaux nécessitant du béton. Les autres temporisent et prêtent attention à la rumeur qui circule ces derniers jours disant que deux sablières reprendraient leurs activités sous peu. Ce qui soulagerait, un tant soit peut, les entrepreneurs et leur permettrait ainsi d’honorer leurs engagements en terminant, sans problème, les constructions, en cours. Même si l’exploitation de quelques carrières reprenait, le manque continuerait à se faire sentir, surtout que les gens profitent de cette saison, pour finir leurs travaux, avant les grandes chaleurs et l’hiver.
Nacer B.
