La circulation automobile perturbée

Depuis vendredi, il est impossible d’échapper aux embouteillages. Les dernières intempéries qui ont causé des perturbations au niveau des gorges de Lakhdaria ont contraint les automobilistes allant vers l’est du pays à transiter par la ville de Draâ El Mizan en empruntant la RN 25 d’Aomar ou encore la RN 68 qui relie les Issers à Tizi-Ghenif. Le trafic est beaucoup plus dense notamment sur la RN 68.

Le bouchon atteint aux heures de pointe : presque la totalité de la distance, c’est-à-dire jusqu’à dix kilomètres au passage des semi-remorques. Alors qu’en ville, c’est un calvaire, en plus des embouteillages, l’état de la seule artère principale de la ville est devenu impraticable à certains endroits, plus précisément le tronçon de l’ex-palais de justice, jusqu’au lycée Ali-Mellah. Les usagers de cette route principale ne peuvent éviter les nids-de-poule pour ne pas dire cratères car ils sont trop nombreux. Le bitumage de ce tronçon tarde à venir car, avons-nous appris de source locale, il n’y aurait pas d’entreprises spécialisées pour ce genre de travaux. Il y a lieu aussi de signaler que les pluies torrentielles de ces dernières vingt-quatre heures, sont à l’origine d’éboulements sur les axes principaux de la région, notamment la RN 25.

Au niveau de la station d’épuration en cours de réalisation, l’oued a débordé sur la chaussée. Si de petits dégâts ont été signalés ici et là, il n’y a pas de victimes à déplorer. Mais la joie est du côté des agriculteurs qui ont bien accueilli ces pluies salvatrices après une saison dominée par la sécheresse. Notons que les barrages de la région utilisés pour l’irrigation ont enregistré une hausse très sensible de leurs volumes.

Il est important d’ajouter que la tenue collinaire, dite de Boufhaïma, asséchée depuis la réfection de sa digue est remplie aux trois quarts de sa capacité. Les irriguants sont en effet très contents du remplissage de cette retenue dont l’apport en irrigation leur a manqué ces dernières années.

Amar Ouramdane