l Les habitants de Ouendaja continuent, pour la deuxième journée consécutive, de fermer le siège de l’APC de Barbacha.
La mairie de Barbacha était assiégée, avant-hier matin, par une foule nombreuse venue de la localité de Ouandadja pour exprimer sa colère devant les responsables locaux, dont le P/APC avec qui, les habitants contestataires refusent tout dialogue.
Après qu’ils aient fermé cette APC le 26 septembre 2006, pour le même motif, ces mécontents sont revenus à la charge pour dénoncer ce qu’ils appellent la « fuite en avant des autorités » suite à la pollution du seul captage qui alimente en eau potable leur localité.
Cette source dite de Bouabdellah est contaminée par le réseau d’assainissement de la commune limitrophe, Béni Mohli. Des pourparlers entre responsables des deux communes ont eu lieu, sans pour autant arriver à un règlement du problème. Néanmoins, une solution provisoire, l’EDEMEA de Béjaïa qui a pris le taureau par les cornes pour approvisionner cette localité de 1400 âmes à l’aide de citernes. Les habitants de Ouandadja pointent un doigt accusateur vers le premier responsable de leur municipalité, qui, selon eux, « n’a pas bougé le petit doigt, ni pour sauver cette source perdue, ni pour trouver une solution à cette pénurie ». D’ailleurs, ils ont refusé tout contact avec le maire qui a tenté vainement d’ouvrir une brèche de dialogue avec les manifestants. Selon un membre du comité de village, leur action va s’inscrire dans la durée « jusqu’à la solution définitive du problème ». En menaçant d’élargir l’action pour bloquer même le siège de daïra de Barbacha. Un écrit est adressé sur le tas au chef de daïra l’invitant à se pencher rapidement sur le cas.
N. T.
