La RN 71, enfin bitumée

La Route nationale 71 fait l’objet, en ce moment, de travaux de bitumage sur une distance de plus de 20 kilomètres. D’après les services des travaux publics, la partie reliant Aïn El Hammam au lieu dit « La tranchée » à Béni Yenni, sera recouverte d’une couche de béton bitumineux.

Les travaux de revêtement sont déjà à un stade avancé sur la route reliant Béni Yenni à Souk El Had. Sur l’autre versant, du côté de Aïn El Hammam, les engins ont déjà préparé le terrain, il y a une quinzaine de jours. Cependant, les pluies qui se sont abattues, durant plus d’une semaine, ont contrait l’entreprise chargée du projet, à surseoir, elle n’a repris les travaux que depuis dimanche soir. D’ailleurs la route reliant « L’embranchement » à l’hôpital a été déviée par Akar, pour permettre aux engins d’entrer en action. « Ce n’est pas trop tôt » commentent les usagers qui n’espéraient plus qu’on allait un jour s’occuper de cette route, dégradée au point de devenir dangereuse en plusieurs endroits.

Vu son statut de route nationale qui, de surcroît, relie deux autres routes de même type, de savoir, la RN 15 au niveau Aïn El Hammam, à la RN 30 au carrefour de Béni Yenni, suffit pour que les responsables lui accordent une attention toute particulière.

Nous avons signalé, à plusieurs reprises, les désagréments que subissent les usagers, du fait de l’étroitesse de la chaussée et surtout, de la dégradation du bitume. Pour ce dernier, le problème semble, maintenant réglé. En revanche l’élargissement, le confortement, et les autres travaux ne seraient pas au programme, nous dit-on.

A certains endroits, la route est rétrécie par des affaissements de terrain, dus aux intempéries. La chaussée s’est retrouvé de ce fait, praticable sur une seule voie, uniquement. C’est le cas, à titre d’exemple, du côté d’Aït Ailem ou de Thimedhouine, où le bas-côté de la route demande un renforcement en gabions, pour permettre aux véhicules de pouvoir se croiser.

Quant aux nombreux automobilistes, habitués à fréquenter cette route, bien que satisfaits du projet, ils nous en parlent avec une certaine appréhension. « Le bitumage est certainement une bonne chose », nous dit un transporteur d’Ath Ailem « mais s’il n’est pas accompagné du récurage des fossés des ouvrages ou du rechargement des accotements, sa durée de vie sera limitée ». En effet, l’expérience de la route de Akkar, dont les accotements deviennent dangereux, à force d’être ravinés par les eaux pluviales qui rongent ainsi le bitume, ne prête pas à l’optimisme. Le goudron est en train de partir en lambeaux, moins de deux ans après sa réalisation. Il reste à espérer que les travaux actuels seront suivis par qui de droit et que, faute d’élargir la chaussée, on préservera, au moins, sa largeur d’origine.

Nacer B.