Invasion de moustiques

L’arrivée des chaleurs a provoqué le réveil des insectes domestiques. Ces parasites n’ont pas tardé à prendre d’assaut toutes les maisons habitées et font vivre un véritable calvaire aux habitants, particulièrement les nourrissons qui passent des nuits blanches.

Ces bébés, à la peau sensible, doivent attendre la levée du jour pour pouvoir enfin dormir et se reposer mais avec un visage méconnaissable recouvert de boutons, dus aux moustiques et même divers types de fourmis.

Les mamans doivent veiller toute la nuit sur leurs nourrissons sans aucune possibilité de se reposer durant la journée, aussi bien pour celles qui travaillent ou pour attaquer les multiples travaux ménagers.

La période estivale est la saison la plus pénible pour ces mères de famille, sachant qu’ils sont rares les pères qui « mettent la main » pour aider leurs épouses.

La vallée de M’chedallah, entre El Adjiba et Chorfa est la plus infectée en matière de ce genre de parasites et cela, en raison de la proximité de Oued Sahel, où viennent se déverser les eaux usées de plus d’une dizaine de villes et villages, par la force des choses, cette rivière est devenue un collecteur géant des eaux usées provenant des dizaines de réseaux d’assainissement.

Une rivière bordée des deux côtés de ses berges d’une dense végétation luxuriante qui forme le territoire de « nidification » de ces insectes nuisibles qui en plus des douloureuses piqûres véhiculent des microbes de toutes sortes.

Les points d’eau stagnante sont en partie responsables de la pollution des sources saines où vient se désaltérer le cheptel et c’est ainsi que s’enclenche la « chaîne de contamination ». Les services d’hygiène et de prévention doivent déclencher une campagne de désinsectisation générale.

De plus cette année, l’argument habituel du manque du matériel derrière lequel se réfugient ces services ne peut être avancé, sachant qu’avec l’apparition de la mouche porteuse de la maladie dite « blue tongue » l’année dernière, toutes les communes de la daïra de M’chedallah ont bénéficié d’une dotation individuelle largement suffisante en matière de pulvérisateurs dont une partie équipée de petits moteurs très efficaces, un seul agent peut traiter d’importantes surfaces, même en terrains accidentés. Ce qui revient à dire que l’efficacité de cette campagne repose uniquement sur la bonne organisation, un suivi rigoureux sur le terrain et surtout une bonne volonté des pouvoirs publics.

Les décharges sauvages qui empoisonnent la vie des citoyens sont encore aux mêmes places après le passage « fantomatique » de ces équipes qui oscillent entre… le réel et l’imaginaire. Au fait y a-t-il un bilan de fin de l’opération par localité qui aurait été dressé ?

Omar Soualah