»Retour au mode de vie de nos ancêtres »

A ce titre, les Kabyles précisément les montagnards, qui gagnent leur vie en faisant de l’élevage du bétail comme leurs ancêtres. D’autres cultivent des figuiers, des vignes, des oliviers, ou du blé. D’autres emplois dans lesquels ils sont impliqués sont la mouture du blé et la sculpture du bois. Ils produisent aussi des poteries et des bijoux traditionnels. C’est vrai qu’à l’heure de la mondialisation et les nouvelles technologies, les montagnards, dont la plupart ont désertés leurs collines, se sont installés dans les grandes villes et les zones urbaines. En revanche, toute une culture disparaît, et la nouvelle génération préfére d’autres milieux, voire une autre culture. La preuve est déjà là, comment expliquer que durant les expositions organisées à chaque évènement comme le Printemps berbère, ce sont les mêmes articles qu’on aperçoit et les jeunes continuent de s’interroger  » c’est quoi ça, elle sert à quoi, on doit l’utiliser…et comment…….  » Sur un autre volet, la poterie qui était l’un des symboles de notre chère Kabylie vient de disparaître aussi. Une virée sur les étals exposés sur les routes où des jeunes exposent leurs articles renseigne que la majorité des articles sont importés de Tunisie. Mais rien n’empêche que dans certaines localités de la Kabylie, les villageois renouent avec l’artisanat et la poterie en particulier. Ce retour aux sources est dû à une seule raison, c’est pour subvenir aux besoins de leurs familles. Les villageois d’Ath Laâziz sont un exemple, beaucoup d’entre eux, notamment les jeunes cultivent leurs terres, les champs d’oliviers et les figuiers puisque ils n’ont pas d’autre choix. Ils profitent aussi de l’achat des cheptels de bovins. Ils sont nombreux à ignorer les aides fournies par les services de l’agriculture et de forêts de la wilaya de Bouira, puisqu’aucune campagne de sensibilisation n’a eu lieu afin de transmettre le message des pouvoirs publics. Cela est dû peut être aux bricolages de quelques services. Les habitants d’Ibourassen, qui eux ont fourni un dossier dans le cadre du PPDR depuis plus de 03 ans, attendent toujours ces aides providentielles et, à l’heure actuelle, on ne voit rien venir.

Amar Fedjkhi