La grande opération de ratissage du maquis d’Amjoudh au sud de la ville de Tizi Ouzou, vient de boucler sa deuxième semaine. En effet, soumis à un intense pilonnage depuis le mercredi 8 août par les forces héliportées de l’ANP, ce vaste maquis qui englobe des territoires boisés et escarpés d’au moins trois communes, à savoir Maâtkas, Tizi Ouzou et Beni Zmenzer, est actuellement cerné de toutes parts par l’infanterie, voire même l’artillerie des militaires. Toutes les pistes agricoles, les chemins vicinaux et ceux de wilaya (n°147 vers Maâtkas, n°02 vers Beni Zmenzer) sont très étroitement surveillés par les forces républicaines combinées.
La présence d’un important groupe d’islamistes armés dont, dit-on, le fils d’Ali Benhadj, Abdelqahar, est maintenant plus que certaine surtout depuis le décès de 04 éléments des services de sécurité (02 militaires et 02 gardes communaux) dans un attentat à la bombe sur une piste menant tout droit vers ce fief de l’ex-GSPC. Ainsi, l’on croit savoir qu’un conclave des terroristes aurait été prévu pour prévoir une série sanglante d’attentats durant le mois de Ramadhan qui ciblerait particulièrement la ville des Genêts. C’est donc pour déjouer leurs macabres desseins que l’ANP s’est déployé, après des renseignements bien précis, depuis maintenant deux semaines dans les parages en cernant la totalité de ce territoire. Il mérite de souligner que c’était depuis cette base-arrière du GSPC que la quasi-totalité des attentats perpétrés à Tizi Ouzou s’y sont planifiés, du fait de la proximité de ce maquis de cette ville située seulement à quelques encablures (pas plus de 05 kilomètres). De même qu’un suspect aurait été arrêté ce vendredi dans la commune de Maâtkas et qui aurait été présenté à la cour criminelle auprès de la cour criminelle près le tribunal de Tizi Ouzou.
On ignore, pour l’heure, s’il s’agirait d’un terroriste ou d’un dealer du grand banditisme, car cet individu serait recherché depuis des lustres pour son implication dans des faux barrages. Mais comme les services de sécurité n’écartent aucun lien entre ces deux formes de criminalité, espérons que cette mise hors d’état de nuire de cet élément très suspect, apporterait plus de renseignements à l’opération en question. C’est dire que cette implacable lutte qui est menée à bras-le- corps par les services de sécurité durera, on ne peut plus sûr, le temps qu’il faudra pour nettoyer le maquis d’Amjoudh de toute présence terroriste. Nous allons, sans doute y revenir, nonobstant le black-out entier observé autour de cette grande opération.
I. L.
