L’aigle royal, ce vautour fauve qui porte le nom scientifique Gyps Fulvus, en berbère Iguidar et en arabe Nasr, est l’un des plus grands rapaces diurnes. Possédant des ailes longues et une particularité à ne pas émettre de sons, il fait entendre toutes sortes de grognements et de sifflements à la vue d’une charogne, surtout lorsqu’il s’apprête à s’emparer de sa proie. Tout à fait naturel, dirions-nous, étant donné que le vautour fauve se nourrit uniquement de charognes et de détritus. Imposant, l’aigle royal niche en colonie dans les falaises de la majestueuse chaîne montagneuse du Djurdjura, à une altitude qui dépasse les
1 800 m. Cet aigle rapace y trouve un refuge idéal sur les hautes cimes du Djurdjura, du moment qu’il peut se mouvoir en toute aisance et liberté. Cet avantage lui facilite de se procurer une nourriture suffisante grâce à l’abondance d’animaux, parfois en pâturage sur les alpages. Les effectifs de cette espèce de rapaces au nom d’Iguidar sont remarquables, sauf que jusqu’à présent, ils ne sont pas dénombrés. Selon les services du Parc national du Djurdjura (PND). Il serait très intéressant, à plus d’un titre, que cet organisme pense à entreprendre un travail de recensement afin d’œuvrer à faire l’état des lieux pour mieux protéger cette race. Nous pouvons trouver le vautour fauve dans trois principaux sites, c’est-à-dire au niveau des basses rocheuses de Djemaâ Bouzrou, dans le massif de Haizer, à l’œil de bœuf et à Thalar (Main du juif), dans le massif central de l’Akouker. D’une envergure de 240 à 290 cm, l’aigle noir est d’un plumage brun chair, la tête petite et le cou couvert d’un duvet blanc crème et la queue de couleur brun foncé.
Il se produit pour la première fois dès l’âge de 4 ou 5 ans. Il est démontré ainsi que les couples sont unis pour la vie. Quelle belle leçon de fidélité !
Fahem H.
