Le conseil consultatif, instance suprême du parti islamiste a revu hier, lors d’une réunion tenue au siège du parti où le leader du Hamas a été obligé par cette instance de calmer sa ferveur et de se plier aux décisions de la majorité.
Le bureau national, présidé alors par M. Soltani avait prévu de tenir le quatrième congrès dans les plus brefs délais, pour se confectionner des assises à la mesure de ces aspirations, la révision de la Constitution et le troisième mandat du Président Bouteflika. Les assises de la formation de feu Nahnah, interviennent dans un contexte où les enjeux politiques sur la scène nationale sont des plus coriaces. Soltani, en homme de pouvoir a cédé aux pressions de ces acolytes, à savoir M. Belkhadem du FLN, et le premier responsable du RND en la personne de M. Ouyahia, afin de rallier leurs positions concernant la révision de la Constitution et le troisième mandat de Bouteflika. Un calcul machiavélique, Soltani vise déjà le deuxième mandat à la tête de son parti. Chose que le clan Menasra, refuse et se bat pour retourner à la ligne directrice du parti, à savoir la prédication. Abdelmadjid Menasra, une grosse cylindrée du parti islamiste, qui draine derrière lui, le Majliss echoura, et de grosse pointure de la commission chargé de la préparation des assises. Un groupe assez solide s’est mis en place pour parer au ralliement de la formation islamiste à la cause de leurs partenaires. Enfin, Soltani et Menasra expriment deux visions différentes au sein du même parti, des conceptions très éloignées l’une de l’autre. Au moment où Menasra agit dans la perspective de positionner son parti et de l’asseoir sur des bases permettant un meilleur placement à l’avenir. Alors que Soltani ne rate aucune occasion pour afficher son ralliement à ses partenaires et agit en fonction de ses aspirations, à savoir, la politique des quotas et la négociation des portefeuilles.
Lounis Melbouci
