Les boissons plus chères

L’augmentation du prix du café à Boghni a atteint Aïn El Hammam, et ouvre donc une porte à ceux qui n’attendaient que l’occasion de ponctionner davantage nos bourses. Pour en savoir plus, les cafetiers interrogés nous ont appris que le prix du café en grain serait porté de 280,00 DA à 360,00 DA le kg, soit une hausse de 25% qui ne justifie pas pour autant, qu’on paie 5 dinars de plus la tasse. Profitant de l’aubaine, les gérants de café se sont réunis pour finalement, décider de changer complètement, la nomenclature des prix. Ainsi, une affiche, portant «Procès-verbal de réunion» est placardée bien en évidence, pour informer les consommateurs de la nouvelle tarification. Sans cachet ni signature, ledit PV sert de justificatif qu’on exhibe aux éventuels contestataires. Les boissons gazeuses dont le prix, est parait-il, revu à la hausse par les distributeurs, passe de 15 à 20 DA le verre, avec une marge de profit toujours plus importante, pour ces détaillants. Dans la foulée, la petite tisane se voit pousser des ailes et s’affiche maintenant à 15 dinars. Finalement, le café n’est qu’un prétexte pour accroître les bénéficies, puisque même le gâteau n’est pas épargné, alors que les pâtissiers le vendent toujours au même prix. Que devient le consommateur dans cette jungle où chaque corporation décide de fixer ses prix ? Après les taxis, les cafés, à qui le tour ?

Nacer B.