L’Etoile culturelle et le CEM Youcef-Benbertane à pied d’œuvre

Les lois d’un côté, le mouvement associatif de l’autre, cela à titre d’exemple, font que la lutte est une réalité. Dans cette lutte, l’information, la sensibilisation et l’éducation sont les atouts majeurs et efficaces.

Mais pour que celles-ci atteignent leurs objectifs, les milieux de la jeunesse, scolaires, en particulier — car l’école est par excellence le milieu de regroupement de la jeunesse — sont tout indiqués et à cibler. Pour cela, l’association akboucienne, l’Etoile culturelle, en est parfaitement consciente. Dans cette optique et à l’instar des années précédentes, elle organise des séances de sensibilisation. Après le lycée Debbih-Chérif, c’est au tour du CEM Youcef-Benberkane d’Akbou (ex-CEM Nouveau) d’abriter cette action dans l’après-midi du lundi 12 mai. Les débats se sont prolongés tard dans l’après-midi. Le commissaire de la Sûreté urbaine d’Akbou, le procureur de la République, le juge d’instruction près le tribunal d’Akbou, le représentant du secteur sanitaire se sont montrés, fort aimablement, disponibles pour répondre aux préoccupations des ados et satisfaire leurs sollicitations. Après le directeur du collège Benberkane, le SG de l’Etoile culturelle, Madjid Benaoud, était le premier à prendre la parole et à brosser un tableau de l’activité de l’Etoile et à donner un aperçu des statistiques mondiales sur la toxicomanie, entre autres. Le second orateur sera le commissaire de la Sûreté urbaine d’Akbou.

Il définira la drogue et présentera un résumé détaillé sur la situation en général et dans notre société en particulier. « Quand on pénètre dans le cercle de la drogue on n’en sort plus, du moins très difficilement. Les jeunes sont très vulnérables. La drogue circule même dans les écoles. Beaucoup de délits découlent directement de la consommation des diverses drogues. Aussi faut-il trouver une solution pour protéger le milieu scolaire de ce fléau. Dans cette lutte, l’information et la sensibilisation et l’éducation sont à privilégier. Dans cette lutte, le citoyen est plus que concerné, son implication est indispensable. Cela en se montrant notamment vigilant au sein de son entourage, auprès de ses enfants pour détecter le signe annonciateur de cette consommation et prendre en charge ces signes dès leur apparition », dira l’officier de police. Le procureur de la République et le juge d’instruction quant à eux, salueront cette initiative d’information et de sensibilisation. « La justice reste le dernier ressort, le dernier maillon de la chaîne que constituent les partenaires dans cette lutte. Si l’on arrive à ce stade (la justice), c’est qu’alors toutes les autres tentatives ont été vaines », disent-ils. « Prévenir vaut mieux que guérir, il n’y a pas mieux. Et la lutte est à différents compartiments », soulignent-ils. Patiemment, ils répondront aux questions des collégiens, même quand ces questions ont déjà été posées et que des réponses leur ont été données.

A titre d’exemple, comment la loi punit-elle l’usage de la drogue. « Les sanctions diffèrent du consommateur de drogue à celui qui la commercialise ou encore celui qui la produit. « De 1 à 5 ans + amende pour le consommateur. De 10 à 20 ans + forte amende pour le vendeur et la prison à vie pour le producteur ».

Taos Yettou