Contrairement aux trois précédentes assemblée qui n’ont pas eu lieu faute de quorum pour la première et de rejet de l’ordre de jour pour les deux dernières par six élus sur les onze que compte l’APC, cette assemblée a vu la participation de tous ses membres. Néanmoins, cette séance tant attendue n’a durée que 30 minutes pendant lesquelles le président de l’assemblée, monsieur Abd Errahmane Bensabaâ, a tenu à rassurer la cinquantaine de citoyens présents disant : « Après une période de tracasseries qui n’a rien de grave, tout rentre dans l’ordre et l’APC fonctionnera dorénavant mieux qu’en tout autre temps : nous sommes (les élues) parvenus a aplanir les difficultés qui ont empêché l’APC de fonctionner. Un bureau des élus sera ouvert au niveau de l’APC dès samedi prochain. Un élu y sera toujours présent pour recevoir les doléances des citoyens et leurs propositions ; il sera habilité à prendre des décisions quand celles-ci relèvent de la compétence administrative de l’APC ». Aussi, la principale revendication des contestataires, qui consiste en leur association dans la gestion des affaires courantes de l’APC, semble trouver satisfaction. Pour leur part, les élus ont justifié la situation de crise qui a prévalu pendant ces trois derniers mois par le souci des uns et des autres de défendre l’intérêt général qui a toujours été au centre des débats ; la pluralité politique de l’assemblée a produit une situation conflictuelle qui a dégénéré en blocage. A aucun moment, selon Mohamed Boucherit du FFS : « Les affinités personnelles n’ont pas occupé de place dans la ligne de conduite des élus. L’intérêt général était toujours leur dénominateur commun. Avant-hier, nous sommes tombés d’accord sur l’ensemble des questions qui engagent l’avenir de la commune et nous avons approuvé l’ordre du jour qui nous a été soumis après un large, profond, contradictoire et fructueux débat ». En effet, quelque 110 propositions de réalisations de projets dans divers secteurs ont été approuvées par l’assemblée pour un montant de 56 milliards de centimes de dinars qui représentent l’excédent financier de la commune de l’exercice comptable 2008 et la moins-value 2007, quelque 14 milliards de centimes ont été alloués aux associations au titre de subventions et 5,6 millions de dinars ont été dégagés pour prendre en charge le relogement des habitants de la cité GHS. A noter que ces délibérations ont été approuvées lors d’une séance de l’APC qui s’est tenue à huis clos dimanche 31 août. La fin de l’assemblée a failli tourner au vinaigre suite à la contestation verbale énergique des habitants de la cité GMS qui ont estimé qu’aucune réponse concrète n’a été réservée à leur problème. Lors d’un point de presse improvisé au siège de l’APC, les élus ont déclaré à l’unanimité : « Nous dégageons toutes responsabilités quant aux conséquences fâcheuses et désastreuses qui peuvent résulter de l’effondrement des 3 blocs (18 logements) de la cité GMS à la faveur de secousses telluriques, de très mauvaise conditions climatiques ou autres. Nous sollicitons des autorités compétentes, daïra et wilaya, le relogement provisoire en urgence des familles qui occupent ces blocs. Quelque 520 logements sociaux sont disponibles à Akbou et sont prêts à être attribués : leurs distribution relève de la compétence de la daïra.
Le cas échéant, nous souhaitons avoir toutes les facilités administratives pour construire dans l’immédiat sur les fonds propres de la commune des logements pour ces familles en attendant que la DLEP finalise le programme de construction des 176 logements alloués aux habitants de la cité GMS dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire en 2001, l’APC récupérera alors les logements octroyés à ces familles. D’autre part, nous saisissons officiellement le wali de Béjaïa de nous accorder une audience pour trouver des solutions idoines aux problèmes des cités GMS, stade, Bu-imchache et gare. » Pour rappel, la cité GMS a bénéficié en 2001 d’un programme de construction de 176 logements sociaux inscrits à l’indicatif de la DLEP (Direction du logement et des équipements publics) de Béjaïa. Sur les 50 logements réalisés sur le site même où est implantée actuellement cette cité, 18 ont été déclarés non conformes par le CTC. Bien qu’un « permis de démolir » ait été arrêté par le président de l’APC, son exécution tarde à voir le jour car l’affaire est encore entre les mains de la justice, seule habilitée légalement à statuer en définitive sur la suite à donner à cette scabreuse affaire. Lors de la visite qu’il a effectué à la commune d’Akbou en date du 26 juin 2008, le wali de Béjaïa a donné son accord au président de l’APC de reloger ces familles dans des chalets qui seront acquis au compte de l’APC. Seulement, après analyse et estimation du coût financier de ces logis, il s’est avéré que la construction en dur coûterait la moitié de la somme d’argent requise pour l’achat de ces chalets, soit 13 milliards de centimes pour les chalets et 6 milliards de centimes pour la construction de 18 logements en dur. Aussi, les élus ont opté pour la seconde solution d’autant plus que l’installation de ces baraquements, en sus de leur manque d’esthétisme au milieu des agglomérations, requerrait une à deux années de travaux. En paraphrasant les élus, une autre contrainte vient aussi compliquer le cas de ses 18 familles car ayant contribué financièrement à la construction de ces logements et ont obtenu l’aide de la CNI (Caisse nationale de logement). Ils ne peuvent prétendre à l’acquisition de logements sociaux une seconde fois : la Conservation foncière refuserai de leur délivrer le certificat négatif, document exigé de tout postulant à ce genre de logements.
B. Sadi
