Une journée de célébration pour laquelle se sont mobilisées les femmes Tizi-Ouzéennes qui ont organisé à travers l’association « Assefru » une exposition de quelques produits d’artisanat avec la participation de la Cnac entre autres. Intervenant en premier, Mme Chorfa, présidente de l’association Assefru, mettra le doigt sur les multiples contraintes qui handicapent l’évolution de la femme rurale dans un contexte économique défavorable. Elle citera notamment le problème de la commercialisation des produits au milieu d’un manque flagrant en espaces dédiés à l’activité commerciale dans les zones rurales. Dans ce sens, il faut savoir que ladite association a déjà à son actif quelques projets réalisés ou qui sont en cours, en collaboration avec la DAS et le mouvement association, à l’image du projet portant traitement de la laine à Bouzguène ou la mise en place d’un centre féminin d’apprentissage. Mme Nouara Djaffar reviendra, de son côté, sur les efforts consentis par l’état en vue de la promotion de la femme dans les zones rurales. Elle dévoilera à l’occasion les contours de la stratégie nationale d’intégration de la femme en général en annonçant de prime abord la consécration d’une enveloppe de 20 milliards de dollars, soit 14% du PIB. Pour le pays en général, un plan qui vise en finalité la promotion et l’intégration de la femme. « l’état des lieux est vraiment lamentable malgré les efforts consacrés par l’état, 31% de la population rurale est touchée par l’analphabétisme, dans ce sens l’état mobilisera 50 milliards de dinars pour élever le niveau dans ces zones, » déclarera la ministre devant un auditoire constitué en majorité de femmes.
L’hôte de la ville des Genêts a fait l’éloge du savoir-faire de la femme rurale qui, malgré les difficultées rencontrées, surmonte les contraintes et relève les défis : « Il faut réunir toutes les conditions de son émancipation, » dira-t-elle. Cette dernière préconisera la mise en place d’un réseau national des associations qui défendent la cause féminine. Dans ce sillage, Noura Djaffar proposera l’affectation d’une partie des 100 locaux commerciaux en faveur des femmes rurales. Cependant, il y a lieu de dire que l’intégration de la femme rurale n’est pas chose évidente et une simple sinécure, surtout quand on connaît les conditions drastiques et les contraintes bureaucratiques inhérentes aux différents mécanismes d’insertion mis en place. C’est le cas de le dire pour le PPDRI, qui fait obligation aux femmes rurales de disposer d’une affiliation ou d’une carte d’artisan afin de bénéficier d’une aide dans le cadre du programme. Tout compte fait, la femme rurale devra compter sur ses efforts pour booster sa condition et s’émanciper dans la vie. La célébration de la Journée mondiale doit constituer un rendez-vous pour s’inscrire dans la continuité de l’action en sa faveur.
Des défis sur tous les plans, santé entre autres. Dans cet ordre idées, il faut savoir que 30% de ces femmes sont touchés par le cancer du sein. Pour cela, un appel est fait en direction des autorités pour élargir le dépistage du cancer du sein à l’echelle nationale.
A. Z.
