C’est un sentiment d’abandon que ressentent les nombreux candidats libres pour le baccalauréat de l’ancien programme. Exclus des lycées, ils doivent s’inscrire pour repasser leur examen. En effet, comme pour faire table rase du passé, aucun doublant n’a été accepté. Pire encore, même les traditionnelles classes spéciales ont été supprimées. Les candidats sont abandonnés à leur sort. Personne ne peut les aider, pas même ceux qui sont habitués à organiser des cours de soutien payants. Cette année, on leur facilite, tout de même, l’inscription puisqu’ils sont dirigés vers les lycées les plus proches de leur domicile, pour y déposer leur dossier.
En plus du dossier, les candidats recalés doivent s’acquitter des droits d’examens s’élevant à trois mille dinars.
Les universitaires, déjà titulaires du bac, quant à eux, paient leur candidature deux mille dinars de plus (soit cinq mille dinars). Une façon de décourager les candidats libres. Certains étudiants, pour changer de filière, repassent le bac, dans l’espoir d’obtenir une meilleure moyenne et prétendre ainsi à la filière de leur choix. Les recalés des années précédentes nous confient leur désarroi et leurs craintes : « nous n’avons pas pu réussir en étant scolarisés, encadrés par des professeurs.
Comment voulez-vous qu’on se prépare tout seuls ? ». C’est comme s’ils étaient une charge dont il faut se débarrasser. Ils demandent à l’Administration de leur donner une chance d’être admis, en organisant des cours de soutien à leur intention, au niveau des lycées.
A. O. T
