Soixante-dix logements sociaux lancés

Bien que la commune de Frikat ait été créée depuis vingt-trois ans, son parc immobilier est au stade de balbutiements. Tout compte fait, au total seuls quarante-huit logements y ont été réalisés dont vingt-huit ont fait l’objet de squat durant les événements douloureux du Printemps noir. « Leur affaire n’est pas encore réglée », nous a confié une source locale. Et d’ajouter : « Même le transfert des dit-huit logements normalement de la Cnep au profit du social n’est pas clair. Aucune décision écrite ne nous est parvenue.  » Ainsi, il ne reste que les vingt qui ont été attribués par une commission sans heurts. Deux projets ont été lancés dernièrement. « Le premier d’un quota de vingt logements inclus dans le programme 1998 et un autre de cinquante autres dans le programme 2006/07 sont enfin lancés », a précisé notre source. Dans cette municipalité, les projets sont en butte au moins à deux problèmes : le manque de foncier et l’absence d’entreprises. En tout cas, ces soixante-dix unités viendront donner un essor au développement de la commune quand on sait qu’elles sont pourvues de locaux commerciaux. Dans cette commune semi-rurale, la forte demande est marquée dans le domaine de l’habitat rural, Frikat a bénéficié d’un quota de quatre cent aides sociales dont le montant s’élève à cinquante millions de centimes chacune. « Les citoyens préfèrent construire sur leurs propres terrains dans leurs villages. Nous les avons attribuées dans la transparence totale. Le taux d’avancement est très appréciable. Plus de 95% sont en phase terminale », a enchaîné notre interlocuteur. Enfin, il faut rappeler qu’au chef-lieu, des bidonvilles sont toujours là. Il est temps de les éradiquer. Leurs occupants auraient bénéficié des aides, mais ils n’auraient pas lancé leurs projets pour des raisons ignorées. Les autorités de Frikat ne ménagent aucun effort dans la demande de projets dans le cadre des logements sociaux, afin non seulement d’atténuer la crise, mais pour développer aussi le chef-lieu où seules les habitations des privés lui donnent l’aspect d’un petit centre urbain.

Amar Ouramdane