Absence d’un plan de circulation en ville

Dans la daïra de Boghni, il n’y a pas que le chef-lieu de cette grande circonscription administrative à avoir connu une extension urbaine, puisque non loin de celle-ci, la ville de Mechtras a atteint, ces dernières années, la même dimension. En effet, sur une grande étendue, à savoir le périmètre allant de la route menant vers Aït Imghour jusqu’aux limites de la commune de Tizi n’Tleta est devenu zone urbanisée, ce qui a fait de la localité un centre commercial et même d’activité artisanale. Cependant, ce changement a généré des problèmes que les habitants ne connaissaient pas autrefois, d’autant plus que la commune, lors de sa création, avait beaucoup plus une vocation agricole, cette situation est illustrée par l’anarchie que connaît l’activité commerciale avec la prolifération d’espaces de vente non autorisés, comme ces marchands de fruits et légumes, qui occupent les trottoirs et parfois la chaussée de la principale artère de la ville.

De plus, même les commerçants ne respectent pas les règles de l’exercice de leur activité, en exposant leurs produits à l’extérieur des locaux qu’ils ont réservés, un problème, somme toute, qui tend à devenir une règle dans tous les centres urbains de la région. Mais, ce qui inquiète le plus la population, c’est l’absence d’un plan de circulation en ville, ce qui a contribué à l’apparition d’embouteillages, devenus fréquents tout au long de la journée. Les stationnements des deux côtés de la voie de circulation n’obéissent à aucune règle, de même en ce qui concerne la régulation du transport public, même si l’APC a fait l’effort de créer un arrêt pour les « taxieurs » et un autre pour les fourgons aménagés. A ce sujet, il faut savoir que Mechtras est confronté également à des difficultés causées par le transit des transporteurs d’Assi Youcef et ceux des communes de la daïra des Ouadhias, lesquels observent des arrêts incessants à plusieurs endroits en assurent les dessertes vers leurs localités. Pour mettre fin à cet état de faits, les autorités locales doivent établir un plan de circulation pour le bien-être des piétons et une circulation plus fluide.

M. Haddadi