En effet, pour le cas de l’éclairage public qui est une affaire relevant strictement des services communaux, rien n’a été entrepris pour au moins illuminer les principales artères du centre-ville. Un citoyen de la cité des 200 Logements nous a fait part que seules deux lampes fonctionnent sur une totalité de plus de 20 pilons installés. Aussi, il est signalé, que la rue Metiche Mohamed Arab, allant du rond-point jusqu’à l’hôpital, demeure toujours plongé dans le noir malgré sa proximité du siège de l’APC. Mais, le plus inquiétant dans tout ça pour de nombreux citadins, comme ceux habitant la cité des 200 et 250 Logements, c’est la prolifération de la petite délinquance se caractérisant parfois par des agressions commises en faveur de la vie nocturne dominante dans certains quartier sensibles. En cette période estivale, même si les locataires des bâtiments éprouvent le besoin daller prendre l’air et veiller jusqu’à tard en groupe, cela demeure impossible en absence d’éclairage dans les enceintes des cités. Face à cette situation, on dit du côté des citoyens que « ce problème a été maintes fois exposé à l’exécutif communal sans qu’aucune initiative ne vienne régler quoi que ce soit. Et pourtant juste à côté, à Mechtras, une commune avec moins de ressources, tout est lumineux, la nuit ». Néanmoins, il est possible selon quelques indiscrétions recueillies à l’APC de Boghni que « les difficultés financières dans lesquelles se débat la municipalité et notamment le chapitre lié au fonctionnement, d’où l’impossibilité de prendre en charge les opérations de renouvellement des lampes ainsi que la réparation des lignes défaillantes ». En plus, les frais générés par ce réseau lorsqu’il lui arrive de fonctionner dans sa totalité pousse certaines municipalités à reléguer l’éclairage public en seconde zone, ce qui a fait dire que nos villes deviendront toutes un jour nocturnes, comme c’est le cas à Boghni.
M. Haddadi
