“Pas d’amnistie générale pour les terroristes avant leur reddition totale”

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De nos envoyés spéciaux à Tamanrasset, Illizi et Laghouat : Mohamed Mouloudj et Yacine Imadalou

C’est depuis Tamanrasset, où il a été pour le 10e jour de la campagne électorale, que le candidat Bouteflika a voulu mettre fin à toutes les supputations entourant l’aboutissement de la réconciliation nationale en amnistie générale pour les terroristes islamistes. Ainsi, en des termes clairs et tranchants, Bouteflika a indiqué, lors d’une rencontre avec les notables de la wilaya de Tamanrasset, qu’il n’est “pas question d’amnistie générale pour les terroristes avant leur reddition totale”. Il a estimé en outre que si amnistie il y aura, « c’est aux magistrats de décider ». Une manière pour le président sortant de mettre entre les mains de la justice algérienne le dossier des terroristes pour trancher de leur devenir.

« Qui saura si j’exprime (avec l’amnistie NDLR) le profond sentiment d’une mère qui a perdu des enfants ou d’une veuve ? », a encore stigmatisé Bouteflika les adeptes d’une amnistie générale pour les égarés islamistes.

Par ailleurs, et poursuivant son exposé à ce propos, Bouteflika a souligné que le mot amnistie « est très lourd de sens », avant d’indiquer qu’une amnistie « non étudiée » peut mener le pays « à une guerre civile ».

Toujours dans le même contexte, il a ajouté que les portes de la réconciliation et du dialogue restent ouvertes, mais sans pour autant que « le peuple n’abdique devant la terreur terroriste ».

Sur un autre registre, l’hôte de l’Ahaggar a clairement souligné que l’Etat est résolu « à violenter ceux qui nous violentent ». Toujours à ce propos, il a ajouté qu’il faut mener deux combats contre le terrorisme. Le premier consiste en un combat militaire contre les hordes terroristes islamistes que doivent mener les services de sécurité, tous corps confondus, et le second, toujours selon Bouteflika « est un combat politique ». Evoquant les élections prochaines, Bouteflika a appelé les citoyens de Tamanrasset à se rendre aux urnes le 9 avril prochain, mais sans pour autant les appeler à voter pour lui.

A souligner qu’un bain de foule lui a été organisé la matinée d’hier à Illizi. Un autre bain de foule a été organisé aussi à Tamanrasset, avant que le candidat ne se rende dans la ville de Laghouat où les citoyens de cette région ont tenu à lui exprimer leur attachement à sa politique et leur vœu de le réélire pour un troisième mandat, lors d’un rassemblement populaire dans les rues de la ville.

Pour aujourd’hui, le candidat Bouteflika se rendra à Guelma et à Souk Ahras, toujours dans le cadre de la campagne électorale.

M. M

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