Après une légère accalmie qui n’a duré qu’un laps de temps, la région Est de Bouira renoue avec les actes de barbaries. En effet, de sources sécuritaires nous apprenons qu’un groupe de sanguinaires a ciblé dans la matinée d’hier des gardes communaux affectés pour la surveillance d’un PE situé à mi-chemin entre le village Ighzer Oumeziav et Ighil n’Ath Ameur, situés respectivement à 15 et 25 km au sud du chef-lieu de la commune d’Ahnif. Les terroristes ont enfouies deux bombes artisanales au bord de la route reliant les deux localités. Les sanguinaires qui étaient, vraisemblablement, embusqués dans les parrages au moment où les gardes communaux s’apprêtaient à placer leur barrage de surveillance ont actionné la première bombe, qui n’a fort heureusement pas fait de victimes. Quelques instants plus tard un deuxième engin meurtrier a explosé en causant cette fois-ci de graves blessures à deux gardes communaux. Transférés d’urgence vers l’hôpital de M’chedallah, les deux victimes, après avoir reçues les premiers soins ont été par la suite évacuées vers l’hôpital militaire de Haizer au nord de Bouira. Notons par ailleurs que cette même localité avait connue un exode massif durant les années 2000 suite à la détérioration de la situation sécuritaire durant cette période. Les villageois n’ont rejoints leurs maisons que quelques années plus tard, et ce dans le cadre de l’opération lancée par l’Etat dite vers le retour des populations de l’exode dans leurs villages. A signaler que le vaste massif forestier s’étendant sur la région de Tamellaht a toujours été un terrain de repli pour les terroristes, dont le nombre reste à déterminer. Il s’agit-là, du troisième attentat du genre enregistré dans cette région depuis le début de l’année.
O. S.
