Dans le document en question dont nous détenons une copie, les travailleurs de l’EPH d’Aïn Bessem soulignent qu’ils « …n’ont jamais bénéficié de dons de fin d’année ni en numéraire ni sous forme de cadeau. »
« Une suspicion de malversation plane », nous dira un des rédacteurs de ce document qui impute directement cet état de fait aux responsables de la section syndicale de l’UGTA de cet établissement. Des responsables qui auraient été « … désignés jusque-là, par cooptation au sein de la section syndicale de l’UGTA, en dehors de toute élection libre et démocratique tel que stipulé par les textes en vigueur ».
Ainsi et toujours selon les travailleurs, il est exigé de la tutelle une enquête de l’inspection générale des finances pour faire la lumière sur « la gestion des œuvres sociales… et rendre justice à qui de droit. »
Cette lettre a été adressée au secrétaire général de l’UGTA pour qu’il intervienne en personne afin de redorer l’image de ce syndicat. Selon les travailleurs rencontrés, la section de l’UGTA de l’établissement public hospitalier d’Aïn Bessem doit rendre des comptes aux adhérents.
« A cause de l’opacité dans la gestion des œuvres sociales, nous sommes plus d’une centaine d’adhérents à avoir rejoint le SAP… Nous ne sommes pas contre l’UGTA qui revendique et qui défend les droits des travailleurs, mais nous sommes contre certaines personnes responsables de cette section désignés qui imposent leur diktat. L’hôpital de Aïn Bessem est devenu un modèle en matière de prise en charge des patients et de la qualité des soins prodigués depuis l’installation du DSP et du nouveau directeur de cet établissement. Que ceux qui remettent en cause la gestion de cette structure apportent des preuves… sinon si la rigueur et la discipline instaurées par le premier responsable de l’établissement ne conviennent pas aux personnes désignées à la tête de la section de l’UGTA, ils n’ont qu’à quitter leurs postes » affirme un ancien syndicaliste de l’UGTA qui a rejoint le SAP, par « désespoir de cause » dit-il. Pour rappel, en date du 2 mai dernier, alors que devait se tenir l’élection du bureau de la section syndicale de l’hôpital d’Aïn Bessem, plusieurs individus s’en sont violemment pris aux urnes en les saccageant. L’élection en question a vite tourné à l’émeute et plusieurs vitres de cette structure sanitaire ont volé en éclats sous les projectiles. Le DSP, le directeur de l’hôpital d’Aïn Bessem et le chef de daïra se sont rapidement rendus sur les lieux pour s’enquérir de cette « insurrection syndicale ».
Une enquête a même été ouverte par les services de la police. D’après des informations proches de cet établissement, il s’agirait de l’œuvre d’individus « qui ont accaparé le bureau des œuvres sociales de l’hôpital depuis de nombreuses années et qui refusent de laisser les urnes s’exprimer ».
Les travailleurs s’en remettent ainsi au secrétaire général de l’UGTA et réaffirment leur disponibilité à œuvrer pour « l’intérêt du malade avant tout. »
Hafidh. B
