Les bus de transport public de voyageurs appartenant à l’entreprise ETUTO n’ont pas circulé hier à Tizi-Ouzou, les chauffeurs et les receveurs ayant observé une grève. On l’a dit même illimitée jusqu’à la régularisation de la situation des protestataires. Il se trouve que ces derniers, en nombre de 70 agents entre chauffeurs et receveurs, se trouvent dans des situations floues, certains risquant même le licenciement pour la simple raison que leurs contrats courent à leur fin. C’est en tout cas ce qui a été signifié à ces employés qui ne l’entendent pas de cette oreille. « C’est inadmissible, nous avons signé des contrats de six mois, mais voilà qu’on nous sort des contrats de trois mois qu’on assimile à une période d’essai », s’insurgent unanimement les manifestants qui ont observé un sit-in au niveau du siège de l’entreprise ETUTO, hier. Comme toute période d’essai, celle-ci peut être primée par une confirmation au poste, comme elle peut être sanctionnée par un licenciement. C’est donc le cas pour certains chauffeurs et receveurs de cette entreprise qui ont, en guise de protestation contre cette décision inattendue pour eux, du fait que leurs contrats courent jusqu’au mois de novembre prochain, ont mené cette grève qui a complètement paralysé l’activité de l’entreprise. « J’avoue que l’idée du licenciement ne m’a jamais frôlé l’esprit. Pour moi j’ai trouvé un emploi définitif », dira un des grévistes qui semblent bien déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications, quitte à étaler ce mouvement de débrayage dans le temps. Hier, l’absence de bus s’est fait ressentir dans différents quartiers de la ville des Genêts. D’aucuns ont en tout cas remarqué que ces derniers n’ont pas circulé la journée d’hier. Il faut dire que depuis la mise en service de cette entreprise, il y a de cela trois mois, les gens se sont habitués à ces bus, des bus qui ont d’ailleurs pris la tendance à se remplir de plus en plus. Jusqu’où ira cette grève ? Seul le temps nous le dira.
M. O. B
