180 nouveaux établissements hospitaliers réceptionnés l’année prochaine

Partager

Les enveloppes de l’Etat destinées à aider les hôpitaux sont passées alors de 41600 milliards de centimes à plus de 45100 milliards pour l’année prochaine, c’est-à-dire une augmentation de plus de 8 %, en parallèle avec la procuration de la mission de gestion, pour la première fois, pour deux administrations et techniciens, et éloigner les staffs médicaux de la mission de gestion dans une première étape vers l’application de la nouvelle stratégie du secteur de la santé. Des sources responsables du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ont révélé que le secteur de la santé sera renforcé de 180 nouvelles structures de la santé, 32 hôpitaux et 30 salles de soins et 78 polycliniques, deux complexes pour les mères et enfants, deux centres spécialisés dans la lutte contre le cancer. Pour cela, 4898 postes budgétaires seront crées, dont 1898 médecins généralistes, 30 agents d’administration et technique. Le mouvement prévoit un changement dans le secteur des directeurs de la santé, dans la nouvelle carte des ressources humaines au niveau de la gestion, et ce en application des ordonnances du président Bouteflika et ses constats faisant état qu’il est inconcevable qu’un médecin praticien se trouve à la tête de la gestion pour des considérations relatives au plan technique et qui imposent de céder la mission à un technicien qui maîtrise la gestion et qui est formé dans le domaine. Quant au financement des infrastructures hospitalières, le travail est en cours pour en garantir une partie à travers la réservation d’une enveloppe du budget de l’Etat qui a pris une courbe ascendante, enregistrant une augmentation continue depuis l’année 2000, car elle est passée de 63.23 milliards de dinars en 2004 à 107.8 milliards de dinars en 2007 de 151.47 milliards de dinars en 2008, et pour atteindre 176 durant l’année en cours. Par ailleurs, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, prévoit la réservation d’un montant dépassant les 100 milliards de centimes pour prendre en charge les dépenses de gestion du matériel d’ophtalmologie dans le cadre de l’accord algéro-cubain, et qui a déjà réservé plus de 600 millions de dinars dans l’avant-projet de la loi de finances complémentaire de l’année en cours. Espérons que ces colossales sommes contribueront à parer à la bureaucratisation de l’offre de soins, qui a créé une surcapacité d’offre génératrice de dépenses inutiles au détriment des besoins locaux spécifiques non satisfaits. La conséquence est qu’aujourd’hui, plus de 130 hôpitaux de l’intérieur du pays ont un taux d’occupation inférieur à 50 %. Des milliers de lits de santé publique sont inoccupés ; les dépenses de santé augmentent de plus en plus alors que le citoyen de l’intérieur du pays se plaint toujours d’être mal soigné. La raison est certes un manque de rationalisation des ressources humaines.

Y. Maouchi

Partager