L’oléicuture en pleine expansion

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Wilaya à vocation agricole par excellence, Bouira est aussi une des régions du pays les plus productives en huile d’olive. La filière oléicole, dont la production occupe le deuxième rang juste après celle des céréales, figure parmi les activités agricoles les plus répandues à travers le territoire de la wilaya. En effet, sur une Surface agricole utile (SAU) totale estimée à 190 152 hectares, répartis entre les cultures maraîchères, arboricoles et céréalières, le verger oléicole occupe, à lui seul, près de 11%. L’ensemble de ces oliviers est pour la plupart situé en régions de montagne au nord de la wilaya, le long de la chaîne du Djurdjura qui s’étale des hauteurs d’Aghbalou jusqu’au mont de Lakhdaria en passant bien évidemment par Chorfa, M’chedallah, Saharidj, Semmache, Haïzer, Ath Laâziz et Aomar. Cependant, les plaines, notamment dans la région de M’chedallah, sont également assez fournies en oliveraies. Notons par ailleurs que de nouvelles plantations accordées dans le cadre du programme FNDRA sont venues, depuis quelques années, renforcer le parc d’oliviers dans la wilaya de Bouira, fort de 2 650 000 oliviers. Ce parc est passé de plus de 14 000 ha à près de 22 000 ha.

Cette extension sensible de la surface réservée à l’oléiculture a été rendue possible grâce aux différentes aides attribuées par l’Etat aux agricultures pour la réalisation des cuvettes et autres greffes. A ce propos le Rfig, comme d’ailleurs son aïeul le FNDRA, a été mis en œuvre dans la perspective d’appuyer et d’accompagner le développement économique de l’univers agricole et rural. Soulignons que ce dispositif accorde des prêts sans intérêts, destinés aux agricultures-éleveurs, groupements d’agricultures, associations et unités de services agricoles. L’opération est assurée par les banques conventionnées dont le Badr. Il y a lieu de souligner que les crédis accordés ont une durée d’une année. Quoi qu’il en soit, ce dernier dispositif qui au tout début, sans doute faute d’information, n’avait pas suscité un engouement outre mesure, semble aujourd’hui intéresser les agriculteurs de la région notamment les éleveurs. Il est à noter que M’chedallah, avec 12 000 hectares d’oliviers, et en plus de la qualité supérieure de ses huiles, particulièrement celle produite par la variété d’olives appelée “Achemallal”, figure parmi les régions à très forte densité d’oliviers. Lors de la dernière saison oléicole plus de 6,5 millions de litres d’huile d’olive avaient été produits dans la wilaya. Une production qui s’avère être en constante hausse, propulsant ainsi Bouira au rang de wilaya du pays la plus productive d’huile d’olive. Le rendement par hectare est estimé à 17 quintaux, selon les services de l’agriculture qui précisent par ailleurs que pour chaque quintal d’olive, le rendement en matière d’huile est d’à peu près 18 litres. A travers les 191 huileries traditionnelles, semi-automatiques et modernes recensées au quatre coins de la wilaya, la qualité d’huile de l’année écoulée à été qualifiée d’excellente par les professionnels du métier qui s’accordent à dire que les subventions de l’Etat concernant la filière oléicole ont été d’un apport non négligeable. La taille de régénération, les cuvettes et autres entretiens des arbres, en plus des huileries modernes qui pressent les olives tout en gardant la saveur particulière, sans le taux d’acidité caractérisant cette huile sont autant de facteurs qui ont contribué à la qualité de la cuvée oléicole 2009.

H. B.

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