La journée de l’enseignant, correspondant au 5 octobre prochain sera rudement perturbée et agitée. Elle sera en effet, caractérisée par un arrêt de cours auquel ont appelé les syndicats affiliés à l’intersyndicale nationale autonome de la Fonction publique, à savoir, le CLA, la Satef, le Snapap et le Cnec.
Le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), quant à lui, maintient toujours son mouvement de protestation prévu le 5 octobre.
Contacté par nos soins, le chargé de l’information au sein du Cnapest nous dira que « nous maintenons toujours notre mouvement de protestation, et nous ne ferons pas marche arrière jusqu’à avoir gain de cause ». « C’est fort probable que notre syndicat rejoingne le rassemblement qu’a prévu l’intersyndicale devant le ministère de l’Education nationale, puisque notre objectif est le même », poursuit encore notre interlocuteur. Il a par la suite rappelé que « cette action intervient devant la non-rectification, maintes fois réitérée, des anomalies constatées dans le statut particulier et suite à la tergiversation du ministère de l’Education nationale et son entêtement caractérisé par la non-ouverture de négociations sérieuses ».
Selon lui, cette décision a été prise devant la non-prise en charge effective des doléances des enseignats, concernant notamment le dossier du régime indemnitaire, celui des œuvres sociales, ainsi que le dossier de la médecine du travail.
Le Cnapest, faut-il le rappeler demande au ministre de tutelle de procéder à l’application du régime indemnitaire, à l’annulation de la décision ministérielle 94/158, et au gel des œuvres sociales jusqu’à la révision des textes de sa gestion en collaboration avec les syndicats autonomes et les spécialistes. Devant la dégradation du pouvoir d’achat, le Cnapest exhorte la tutelle et par son entremise le président de la République « l’application du régime indemnitaire avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008 et l’institution d’une prime forfaitaire particulière au secteur de l’éducation en général et des professeurs de l’enseignement secondaire et technique en particulier « .
Lemya Ouchenir
