L’annonce a été faite jeudi dernier par le directeur de la société, M. Yaddaden, lors d’un point de presse qu’il a animé. Le premier responsable de ce fleuron de l’industrie à Tizi-Ouzou a indiqué que son entreprise compte procéder à la modernisation de ses services tout en renouvelant sa traditionnelle gamme constituée de réfrigérateurs, cuisinières, climatiseurs, machines à laver, et ce en tablant toujours sur la qualité. Un critère qui constitue, selon l’orateur la préoccupation majeure de la clientèle de l’Eniem, que l’entreprise puise exclusivement dans le marché national. M. Yaddaden a précisé par ailleurs que son entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaire de 5,5 milliards de dinars en 2008 produit 200 000 réfrigérateurs par année, 65 000 cuisinières, 20 à 25 000 climatiseurs, 15. 400 machines à laver et 30 à 40 000 chauffe-bain. Selon le conférencier, la production frigorifique constitue 50 % de l’activité commerciale de l’Eniem alors que la production de la cuisinière représente 40 %, contre 20% pour les climatiseurs. Abordant le volet des dettes de l’entreprise, le conférencier indique que celles-ci s’élevaient à 17,5 milliards de dinars. Selon lui, l’Etat a passé l’éponge sur un montant de 13,65 milliards de dinars. Une somme accumulées auprès des banques. En somme, ces dettes auprès des banques s’élèvent à 14,5 milliards, le reste ce sont des dettes d’exploitation qui n’ont donc pas été effacées. En d’autres termes, les dettes de l’Eniem ne sont plus que de près de quatre milliards. Pour M. Yaddaden c’est une véritable bouffée d’oxygène dont vient de bénéficier l’Eniem, une bouffée qui lui permettra certainement d’entrevoir l’avenir sous de bons auspices. Et dire que cette même entreprise était menacée privatisation. Une menace qui n’est plus qu’un mauvais souvenir. L’Eniem affiche en effet une bonne santé au grand bonheur de ses nombreux ouvriers qui ont vraiment cru au pire, il y a à peine quelques années. L’Eniem voit désormais grand, elle qui ambitionne donc de produire de nouvelles gammes. Cela va sans dire que ce sursaut peut constituer un apport non négligeable pour la wilaya de Tizi-Ouzou et son industrie.
M. O. B
