Raconter les malheurs des autres et taire ses propres soucis !

Contrairement a ce que l’on pourrait penser, exercer comme correspondant de presse dans une wilaya comme Tizi-Ouzou est loin, très loin d’être une profession confortable. Les tracasseries professionnelles, les difficultés sociales, les journalistes locaux en subissent des tonnes ! Généralement, ces derniers exercent dans des conditions à peine tenables tant les soucis sont innombrables et souvent quotidiens. Chaque matin que Dieu fait, le correspondant local, qui est parfois dans une situation socioprofessionnelle pas toujours stable, doit se débrouiller pour dénicher l’info du jour, la confirmer, l’analyser, la peaufiner. puis là rédiger. Une tâche qui n’est pas une sinécure car, par moments le journalistes local doit se plier en quatre, user de ses connaissances personnelles ou même « supplier » une de ses sources simplement pour vérifier une information qui peut s’avérer anodine.

Le tout se fait, dans la plupart des cas, sans moyens adéquats ni logistique conséquentes. Fort heureusement, des titres de la presse privée se sont « structurés » dans la région afin de donner plus d’assurance au personnel et un maximum d’objectivité pour leur articles. Mais ça ne règle pas tout. Une fois sa tâche professionnelle accomplie, le correspondant local se sent comme « lâché dans la nature » pour affronter seul, tout seul, le phénomène de l’insécurité qui a pris des proportions plus que dangereuses dans la région. De fait, et même si le poids des insuffisances et des menaces pèse lourdement sur ces journalistes et leur rendement, on les redécouvre, chaque jour, en train de s’adonner à leur métier avec un maximum de sincérité et d’abnégation. Pour la plupart d’entre eux, l’équation est simple : écrire c’est difficile, mais ne plus écrire c’est impossible !

Ahmed B.