Faudra-t-il rappeler que le nouveau week-end (vendredi et samedi) dans l’éducation nationale a fait couler beaucoup d’encre et de salive.
Il faut dire que les élèves dans de nombreuses régions du pays ont exprimé leur colère en boycottant les cours durant près d’une semaine dans les lycées et les collèges. « Après que le ministère de l’Education nationale a donné instruction aux chefs d’établissement en concertation avec les élèves, les parents et les professeurs d’utiliser soit le mardi soir, le samedi soir ou le samedi matin, afin d’alléger un tant soit peu l’horaire quotidien des élèves, une autre instruction est tombée sur les bureaux des directeurs notamment des collèges leur ouvrant la brèche de supprimer les trois heures de rattrapage (maths, arabe, français aux classes où est enregistré tamazight). C’est une décision que nous avons très bien accueillie car avec la suppression on peut facilement confectionner notre organisation pédagogique », nous a déclaré un directeur de collège à Draâ El Mizan.
D’ailleurs, dès le début de cette semaine, les élèves ont eu de nouveaux emplois du temps dans lesquels ils n’ont plus de rattrapage. « C’est très raisonnable car dans les autres régions où tamazight n’est pas encore enseigné les élèves ont trois heures de moins que nos enfants », nous a signalé un parent d’élèves. Cette décision est prise en attendant peut-être de voir l’application de quarante-cinq minutes par séance dès la rentrée scolaire prochaine. « Passer à des séances de quarante-cinq minutes est une bonne chose pour l’élève, mais nous craignons la suppression des postes budgétaires », a fait remarquer un syndicaliste.
Amar Ouramdane
