Aomar / Pétition contre la SNCF

Une pétition signée par 200 personnes portant sur l’ouverture d’un arrêt sur la gare de chemins de fer de Aomar, a été adressée aux autorités locales, ainsi qu’à la SNCF.

Tout a été minutieusement préparé pour mieux faire entendre leur voie. Des copies ont été remises à des organes de la presse écrite, l’un arabophone, et l’autre francophone, afin de tenir au courant un large public sur l’action entreprise. A la parution du papier sur les deux journaux, les signataires ont été déçus par les contenus des deux articles, qui, au lieu d’insister sur le point concernant l’ouverture d’un arrêt, ont parlé de plaignants réclamant la construction d’une gare ferroviaire. Parmi les insatisfaits, figure le chef de gare, qui, non seulement soutient l’action des citoyens, mais joint à ses propos un argument valable pour montrer la nécessité de remettre en fonction l’arrêt Aomar. «La prestation est plus rentable à Aomar qu’ailleurs», précise t-il. Pour se faire plus convaincant sur ce détail d’aspect économique, le cheminot a donné un aperçu sur le mouvement humain sollicitant le transport ferroviaire. «90% de la population active travaille hors Aomar, et emprunte le rail». Pour sa part, un résidant de la cité Bouiri Kaci professeur à l’université de Hasnaoua -Tizi-Ouzou-, fait rappeler, quant à lui, la longue attente endurée par les familles qui guettent à Aomar-Barrière le passage du train pour aller récupérer sur le quai de Lakhdaria, qui ses enfants, et qui un parent. A Aomar, on regrette un passé très récent, où des centaines de personnes étaient abonnées à la SNCF, et prenaient régulièrement les trains de 6H15 et 8h, venant de Béjaïa et Sétif, appelés respectivement «Machina 12» et «Machina 15». C’était l’arrêt le plus réputé de la wilaya de Bouira, où il régnait chaque matin une affluence record devant la gare Aomar, et assez souvent, signale l’universitaire de Bouira Kaci, «les compartiments démarraient de Aomar archipleins. » Ce dernier est l’un des initiateurs de la démarche entreprise auprès de qui de droit, il est également l’un des rédacteurs de la pétition dans laquelle il est précisé l’état de sécurité en net amélioration à Aomar, la rentabilité de la prestation, et la préférence de la population active pour ce moyen de déplacement.

A. Chérif