Abdelhak Lamiri en a fait la proposition – Création d'une institution nationale chargée de la planification

L’expert en économie Abdelhak Lamiri a proposé lundi à Alger, la création d’une institution nationale, réunissant les meilleures compétences, chargée de la planification à long terme.

Lors d’une conférence sur le thème « Les jeunes, entre marginalisation et formation », M. Lamiri a mis l’accent sur l’importance d’établir un dialogue entre cette institution et les acteurs de la société (partis politiques, organisations de la société civile, syndicats… ) en vue d’élaborer une stratégie de développement globale à long terme.

Des études ont montré selon l’expert, que les pays ayant réussi leur développement ont centré leurs efforts sur la formation humaine, relevant qu’un pourcentage de 60 % de la production des pays est lié aux compétences.

Il a ajouté à ce propos que la réussite des entreprises économiques est tributaire de plusieurs facteurs, dont l’intelligence « dans laquelle il faut investir et qui doit être développée de manière continue ».

Bien que l’Etat consacre des ressources « assez importantes » à la formation, il n’en demeure pas moins qu’elles restent insuffisantes sur le plan de la qualité a estimé l’expert.

Il a dans ce sens préconisé la mise en place d’un système national de formation qui soit « efficient », à travers la création de pépinières au niveau des communes, des universités, des instituts et des centres de formation.

Concernant le phénomène de l’économie parallèle en Algérie, l’expert a estimé que cette activité représente « entre 18 et 30 % » de l’économie nationale, ajoutant qu’il est possible de réduire l’impact de l’économie informelle à travers le développement de l’économie officielle.

Pour sa part, le professeur Souâd Arbaoui a relevé un déséquilibre entre la formation et le marché de l’emploi. M. Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, qui a assisté à la conférence, a souligné dans une déclaration à la presse en marge de la rencontre, que « les jeunes sont l’avenir de la nation et il est important d’être attentif à leurs préoccupations et connaître leurs aspirations ». « Les jeunes, de leur côté doivent s’impliquer dans les efforts visant à trouver des solutions », a-t-il dit.

« Les préoccupations des jeunes ne se limitent pas uniquement à l’emploi et au logement. Il y a aussi la problématique de savoir comment ils passent

leur temps libre et en cela, nous devons être à l’écoute des experts dans tous les domaines », a-t-il ajouté. Interrogé sur les tentatives de suicide de certains jeunes dernièrement, M. Belkhadem a indiqué que le suicide exprime le « désespoir », affirmant qu’il incombe à la société et aux hommes politiques de redonner espoir à ces jeunes. Par ailleurs, à une question sur les entretiens informels sur l’accord franco-algérien de 1968, relatif à la circulation des personnes, M. Belkhadem a souligné qu »‘on ne peut parler d’espace libre sans parler de liberté de circulation des personnes ».

H. N.