Par S. Ait Hamouda
Comme de tradition, l’Algérie ne reconnaît que sa souveraineté et nulle autre, quoi qu’il advienne. Cela pourrait se résumer, dans sa globalité et son détail, par le sens que donnent tous les Algériens à leur fierté et à leur sentiment d’être les fils et filles de ce pays. Ils se réclament enfants de ce pays qu’ils ont vu venir au monde doucement, petit à petit, à la force de leur sacrifice, de leur martyre, jusqu’à l’indépendance.
Et puis, selon les occasions, ils ont trimé encore et connu la prison, les pires malheurs, l’inconciliable comme le conciliable du sort qui leur est réservé, à leur corps défendant. Voilà qu’ils, les Algériens, se retrouvent à ressembler aux moineaux faibles et flétris de leurs blessures multiformes. Qu’à cela ne tienne, l’Algérien est fort et puissant de sa vigueur avec son armée qui veille à l’inviolabilité de son territoire. Il sent tout, il flaire le moindre relent d’intention nocive et malfaisant, mais garde son calme, zen, tout en sachant exploser plus que des bombes à fragmentation. Il sait qui lui veut du mal et il sait s’en prémunir ainsi qu’il connaît le vœu de certaines puissances, à lui vouloir des vertes naissantes et des pas mûres, immangeables. Il sait garder son pays comme personne.
Restons en alerte, en veille permanente, et n’accordons pas la moindre allusion aux démagogiques propensions qui nous trompent et nous mènent vers des horizons impalpables, vers des champs minés. Ce qui nous dirige vers l’insondable. Ceux qui nous orientent vers des terrains d’absolus pour nous induire en erreur. Que nous ne croyons en tout et rien, nous avons la divine inspiration qui nous couvre. L’insolite est dans nos veines, dans notre foi, dans notre incroyable capacité de rebondir. Parce que dans notre «algérianité» somnole de violentes intentions et de terribles révolutions qui balaieraient toutes tentatives de porter atteinte à notre souveraineté.
S. A. H.

