Les étudiants de la faculté de droit et des sciences politiques de Boukhalfa ont procédé à la fermeture, pure et simple, de leur administration, depuis le 22 avril. Ceci pour exiger la satisfaction totale d’une plate-forme de revendications contenant plus d’une vingtaine de points concernant les volets socio- pédagogique et sécuritaire. Une action qui «n’est paspremière du genre, mais qui ne semble pas faire bouger ou inquiéter outre mesure les responsables», selon les dires des membres du comité des étudiants du département de droit. «S’il le faut, nous mènerons des actions en dehors de l’enceinte universitaire et nous investirons la rue». «En continuant sa fuite en avant, le doyen et ses subordonnés ont répondu par un acte anti-pédagogique en fermant la bibliothèque, la salle de lecture et le service de scolarité», et qu’en plus de tout cela «ils abusent de leur pouvoir en exigeant des enseignants de boycotter les amphis et les salles de cours».
Les conditions socio-pédagogiques et sécuritaire, en dégradation
Il suffit d’une simple virée au département de droit, pour sentir l’anarchie et l’instabilité qui y règnent. Effectivement, nul ne peut nier le constat établit par les étudiants quant à la précarité des conditions lamentables qu’ils subissent à longueur d’année. Furieux, les futurs juristes n’ont pas laissé passer l’occasion de notre virée pour nous inviter à visiter quelques salles de cours, la salle de lecture et un amphithéâtre. Pour les salles de cours, dont l’amélioration est l’une des revendications des étudiants, l’on a remarqué leur surcharge, avec 40 étudiants dans une seule salle. L’état des chaises et des tables est aussi à déplorer. Pour ce qui est de la salle de lecture, les étudiants exigent qu’elle soit dotée en climatisation et d’une armoire, ajoutant que «les huit micro-ordinateurs destinés à servir les étudiants dans leurs recherches, ne servent à rien faute de connexion au réseau Internet». Ceci, sans oublier la réouverture du foyer avec tous les équipements nécessaires. Sur ce point, les étudiants affirment que ce même foyer «sert de logement à un individu». Pour ce qui est de la sécurité le comité estudiantin exige « le renforcement du contrôle aux accès des facultés pour assurer plus de sécurité et bannir les dépassements et les agressions dont les étudiants sont victimes dans l’enceinte universitaire». Il convient de souligner, enfin, que pour ce qui est des démarches de l’administration face aux actions des étudiants, ces derniers affirment n’avoir eu droit qu’à deux réunions, «la première, le 23 janvier suite à la fermeture de l’administration pour 4 jours, et la seconde, après trois jours de l’action en cours, à savoir le 25 avril 2012, et ce n’est que la secrétaire générale du rectorat qui a répondu à notre appel et nous a fait de fausses promesses. Quant au doyen et autres responsables, ils ont préféré faire la sourde oreille».
R. Selmani
