Draâ Ben Khedda : Les trottoirs de nouveau squattés – Le commerce informel se réinstalle !

Les marchands du commerce informel reviennent progressivement à leurs endroits d’où ils étaient «chassés» par les forces de l’ordre, il y a quelques mois de cela. La joie des piétons n’a pas trop duré. La ville de Draâ Ben Khedda reprend, de plus en plus, son image hideuse initiale. Une image qui ne réjouit guère. Ce qui se passe, ces jours-ci, n’a pas fait réagir les autorités locales. Est-ce par lassitude ou par manque de suivi permanent ou encore de solution alternative ? Désormais, les piétons sont obligés de marcher à nouveau sur la chaussée pour se frayer un chemin, exposant ainsi leur vie au danger. La place 8 Mai 1945 est l’endroit le plus convoité de par son emplacement et sa surface spacieuse. Des véhicules de fruits et légumes s’alignent les uns à côté des autres. «Les autorités locales doivent intervenir afin de préserver l’image de la ville qui se dégrade au grand dam des citoyens qui, il faut le reconnaître, ne font pas le jeu et ne collaborent pas pour préserver le milieu où ils vivent», déclare un quinquénaire. Des déchets sont jetés un peu partout. Une virée à travers la ville de la cigogne nous renseigne sur cette situation désastreuse. Les tristes clichés reviennent ! Le cas de l’ex mairie démolie laisse perplexe plus d’un. Rasée, tout en épargnant les bureaux de l’ancien service technique ouverts à tous les vents, la superficie de l’ex édifice n’a pas eu droit à une clôture de grillage pour éviter, justement, que les lieux ne redeviennent un immense dépotoir. Des odeurs nauséabondes s’y dégagent à vous donner le tournis et à vous retourner l’estomac. Le nouveau statut de cet emplacement n’est pas encore tiré au clair. Il est difficile de se prononcer pour un éventuel projet que pourrait accueillir ce site. Une sûreté de daïra évoquée est énergiquement rejetée par les habitants qui sont plutôt favorables à un siège de la daïra ou tout autre projet d’infrastructures culturelles ou de santé. Le bureau de poste est juste à côté. Des écrivains publics s’y affairent dans cet environnement qui n’est guère approprié à la rédaction. En face de ce triste décor, la placette de la salle de cinéma Le Hoggar est devenue un espace de stationnement, à défaut d’activités culturelles. Une salle de cinéma qui n’accueille plus personne et qui n’abrite plus rien sauf, dans de rares circonstances, des rencontres de campagnes électorales.

Arous Touil