Des revendications sans écho

l Des revendications formulées lors du mouvement de protestation populaire, qui a eu lieu entre janvier et mars 2004, sont, à ce jour, pendantes, en dépit de l’accord-cadre conclu alors entre les délégués du village et le wali de Béjaïa, à l’issue d’une visite effectuée dans le village, le 10 mars 2004 dernier. Pour rappel, on s’en souvient, cette rencontre, qui s’est déroulée au sein de l’usine Baticompos en présence des autorités de daira, du chargé des affaires communales et des services techniques de la wilaya, a débouché sur la convention des autorités avec les mandataires du village à accéder, selon l’utilité publique et l’urgence qu’elles revêtent, aux doléances citoyennes consignées dans une plate-forme de revendications comprenant 13 points. Aujourd’hui, soit 2 ans après, le constat qui prévaut en ces lieux, fait état de projets importants que les citoyens attendent toujours, sur des charbons ardents. On relève entre autres, les promesses non concrétisées, celles faites solennellement par les autorités autour de la réhabilitation d’un deuxième segment du CW 42 A, reliant Aftis à Beni Mansour (7 km environ), de la dotation par l’APC d’un bus pour pallier au manque cruel évoqué en matière de ramassage scolaire et éviter par ricochet, d’avoir à consentir des budgets conséquents dans la location permanente d’un bus privé. Autre projet notoire, remis aux calendes grecques, la réalisation d’une passerelle ferroviaire au sujet de laquelle on a souvent affirmé qu’une étude technique a été effectuée en 2004 mais dont la concrétisation demeure un vœu pieux, à ce jour. Sans compter l’aménagement urbain inachevé.

Z. F.